Olivier Feur, directeur Nord et Est du Secteur public local

«Pour un nouveau modèle du financement local»

Nom : Feur. Prénom : Olivier. Signe particulier : directeur territorial pour le Nord et l’Est du marché des collectivités locales de la Banque Postale. Depuis mai 2012, la structure bancaire est autorisée à se lancer dans le financement local. Le maillage régional est aujourd’hui quasiment terminé. En avril, quatre personnes regroupées sur Nancy interviendront sur ce secteur spécifique avec une montée en puissance progressive. Objectif : devenir un acteur reconnu avec 20 à 25 % de parts de marché en 2014.


» Publié dans le numéro 1582 par

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«Nous souhaitons proposer un nouveau modèle de financement local, fondé sur des produits simples et lisibles par les clients», assure Olivier Feur, directeur Nord et Est du Secteur public local de la Banque Postale

«Nous souhaitons proposer un nouveau modèle de financement local, fondé sur des produits simples et lisibles par les clients», assure Olivier Feur, directeur Nord et Est du Secteur public local de la Banque Postale

Les Tablettes Lorraines : Vous venez de prendre la direction territoriale pour le Nord et l’Est (Lorraine, Nord-Pas-de- Calais, Picardie et Alsace) du secteur public local de la Banque Postale. Une activité nouvelle pour votre organisme bancaire, quelles sont vos ambitions en Lorraine ?

Olivier Feur : La Banque Postale est une banque jeune. Elle a été créée en 2006. Depuis le 25 mai 2012, nous sommes autorisés à faire du financement local. Rapidement, nous avons mis en place des offres de crédit adaptées de court terme, mais également de moyen et long terme à taux fixe et taux variable pour une durée pouvant atteindre quinze ans. Ces offres sont aujourd’hui disponibles et nous les proposons dorénavant au coeur des régions. Notre objectif est d’aboutir à 20 voire 25 % des parts de ce marché à l’horizon 2014. Nous voulons avoir une position importante mais sans être dominante. Nous visons une production annuelle, au niveau national, d’environ cinq milliards d’euros de crédits à moyen et long terme.

Le marché du financement des collectivités locales est déjà fortement concurrencé et depuis l’épisode Dexia et ses emprunts toxiques, il tente de se restructurer. Est-ce l’une des raisons pour laquelle la Banque Postale a décidé d’abattre cette carte ?

Le repositionnement des banques n’a pas comblé le trou créé par Dexia et la rarification du financement s’est naturellement fait ressentir. Nous voulons apporter notre contribution et notre vision au financement des collectivités qui en ont aujourd’hui besoin, surtout dans cette période où les fonds alloués par l’État vont diminuer.

Comment comptez-vous faire la différence par rapport aux autres organismes bancaires déjà bien implantés ?

Nous sommes déjà une banque citoyenne fortement ancrée dans les territoires. La proximité avec les élus en matière de compétences et de relations sera une de nos forces avec des offres simples et adaptées aux collectivités locales et surtout quelle que soit leur taille. Nous réfléchirons ensemble à leurs besoins et selon leurs spécificités. Le tout dans une démarche de banque basée sur l’analyse financière et un accompagnement «terrain».

Les collectivités locales ne sont pas uniquement votre cible. Dans votre stratégie de développement le secteur de la Santé apparaît bien déterminé. Quelles seront vos actions dans ce domaine ?

Nous apporterons avant le mois de juin une réponse à ce secteur qui en a énormément besoin. Dans le courant de l’année, nous allons d’ailleurs étendre notre offre de financement à l’ensemble des acteurs du service public local (organismes de logements sociaux, sociétés d’économie mixte, entreprises publiques locales et établissements publics de santé). Nous proposerons également à terme des offres de gestion de dettes et de services.