LE PAOLINI’S La cuisine des frangines

L’UNE EST AUSSI BLONDE QUE L’AUTRE EST BRUNE. SANDRINE ET CHRISTELLE VIENNENT DE SE LANCER DANS LA GRANDE AVENTURE DE LA RESTAURATION. LES DEUX SŒURS ONT OUVERT IL Y A QUELQUES SEMAINES UN RESTAURANT ENTRE LA PORTE HÉRÉ ET LA PLACE STANISLAS EN PLEIN CŒUR DE NANCY. LE «PAOLINI’S» EST AVANT TOUT UNE HISTOIRE DE […]


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L’UNE EST AUSSI BLONDE QUE L’AUTRE EST BRUNE. SANDRINE ET CHRISTELLE VIENNENT DE SE LANCER DANS LA GRANDE AVENTURE DE LA RESTAURATION. LES DEUX SŒURS ONT OUVERT IL Y A QUELQUES SEMAINES UN RESTAURANT ENTRE LA PORTE HÉRÉ ET LA PLACE STANISLAS EN PLEIN CŒUR DE NANCY. LE «PAOLINI’S» EST AVANT TOUT UNE HISTOIRE DE FAMILLE. UNE HISTOIRE QUI COMMENCE SOUVENT EN CUISINE, LÀ OÙ LES RECETTES SE TRANSMETTENT DE MÈRE EN FILLES MAIS PARFOIS AUSSI DE GRAND-PÈRE À PETITES-FILLES.

Voilà encore quelques mois, Sandrine la blonde sillonnait les routes du département au volant de son taxi pendant que Christelle, la brune,  se consacrait à son métier d’auxiliaire de vie. Toutes les deux, presque sur un coup de tête, ont décidé de quitter leur métier pour ouvrir un restaurant. «Tout est parti d’un rêve. Depuis des années je me vois faire la cuisine pour les autres» explique Sandrine. «Au départ, nous étions parties sur un food truck mais nous avons quand même visité des locaux disponibles» ajoute-t-elle. De visite en visite, elles ont un coup de foudre pour une ancienne boutique de produits régionaux rue Héré. «Non seulement nous ne pensions pas ouvrir un restaurant mais nous étions encore plus loin d’imaginer que nous allions nous retrouver si près de la place Stanislas» commente la blonde cuisinière. L’affaire est vite bouclée. Le bail signé, les deux sœurs décident d’aller vite pour ouvrir le restaurant. Le local nécessite peu de travaux d’aménagement. «Tout était en bon état. Nous avons dû acheter du mobilier, comme les tables, les chaises, un gaufrier ou encore une crêpière…  Mais globalement, il y avait très peu de choses à faire» raconte Christelle.

DU VOLANT AUX FOURNEAUX

Mais avant l’ouverture, les deux sœurs doivent donner un nom à leur restaurant. Dans un premier temps, elles envisagent «Les Frangines» avant de revenir à leur nom de famille «Paolini’s» (l’apostrophe «S» pour sœurs) pour ne pas dénoter dans le quartier. «On nous a expliqué que «Les Frangines» faisait trop familier», explique Sandrine avec un brin de regret. Avec sa sœur, elle met sur pied une carte simple avec un minimum de plats  : des salades, des quiches et surtout des râpés de pomme de terre, leur spécialité. Les plats ont un point commun : ils sont tous faits maison, de A à Z. Du saumon Gravlax au foie gras en passant par la pâte à tarte… Tout est pré- paré par Sandrine. Même les œufs viennent de son poulailler. Pendant qu’elle officie en cuisine, sa sœur Christelle s’occupe de la salle. Si le décor est simple, elle fait toujours en sorte d’apporter une petite touche de couleur. Les frangines sont conscientes des difficultés qui les attendent. Elles essaient déjà de se faire une petite place dans cette rue où la concurrence est rude. Leur complicité et leur gentillesse devraient les aider. Car là aussi, leur sourire est du 100 % fait maison. Un gage de fraîcheur non négligeable !