Yan Kuszak Le Monsieur Loyal des terres battues

Chaque année, en mai, Yan Kuszak pousse les portes du plus grand tournoi de terre battue du monde. Pendant trois semaines, il officie en qualité de juge-arbitre adjoint de Roland Garros, autour de 300 officiels français et internationaux. Invité à Nancy, jeudi 19 octobre, à 18 h 30, chez Colas, il vous fera découvrir, non […]


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Chaque année, en mai, Yan Kuszak pousse les portes du plus grand tournoi de terre battue du monde. Pendant trois semaines, il officie en qualité de juge-arbitre adjoint de Roland Garros, autour de 300 officiels français et internationaux. Invité à Nancy, jeudi 19 octobre, à 18 h 30, chez Colas, il vous fera découvrir, non seulement, les coulisses d’un fleuron du sport français, mais aussi partagera sa vision alliant sport et management.

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Quand on présente Yan Kuszak, on devrait dire : «juge-arbitre international de tennis, mais pas que  !». Car derrière une sérénité affichée, une capacité d’écoute à toute épreuve et une allure charismatique évidente, se cache un homme convaincu par l’idée que  : «management et arbitrage» ne font qu’un. Il s’explique : «passionné depuis toujours par l’univers de la balle jaune, et plus particulièrement l’arbitrage des matchs, j’ai commencé tout jeune à arbitrer des rencontres entre copains, puis des tournois. La réussite aux examens nationaux et internationaux m’a ouvert d’autres portes, dont celles de Roland Garros, où j’officie depuis 25 ans, ces dernières années en qualité de juge-arbitre adjoint». Mais attention, précise-t-il, «l’histoire de l’arbitrage a changé en 25 ans de carrière. Si, de fait, l’arbitre représente toujours l’autorité sur le terrain, il est plus considéré comme un allier aujourd’hui. Il désamorce les conflits éventuels, impose son intégrité en finesse et s’appuie sur une équipe forte  : ses juges de ligne». Et c’est encore plus vrai dans les sports collectifs, notamment le foot.

Une face cachée

Sur le terrain, la cohésion d’équipe est vitale. Mais cette orchestration n’est que la face visible de l’iceberg. En amont, pendant et après, le juge-arbitre envoyé par le Fédération conduit l’épreuve avec le directeur du tournoi. Il assure des fonctions que le grand public n’imagine pas : «un juge-arbitre effectue les tirages au sort pour déterminer les rencontres ainsi que la programmation des matchs. Il emmène aussi les joueurs sur le court. Sans oublier les débriefings des matchs les plus tendus.». Avec toujours en ligne de mire, une philosophie de parcours où respect et fair-play sont de mise. Des anecdotes, Yan Kuszak n’en manque pas mais comme il le dit si bien : «la crédibilité s’acquiert en gardant une distance».

Sport et entreprise : un univers commun

Après trois semaines de tournoi, Yan Kuszak enchaîne d’autres rencontres alliant sport et entreprise. Après Sup de Co et 15 ans à La Poste (partenaires des… arbitres !) , ce nordiste côtoie les rencontres sportives internationales et les séminaires où il intervient comme conférencier. «Le monde sportif et entrepreneurial partage les mêmes valeurs, comme le respect, la communication, l’écoute active,…». Animateur/ présentateur, conférencier, speaker sport, Yan Kuszak cultive l’art de mettre à l’aise, d’animer et de faire parler. «J’ai surtout des compétences comportementales à transmettre. Elles sont souvent liées entre ces deux univers. Selon moi, le talent n’est pas d’imposer mais de transmettre en intégrant une dynamique de groupe»