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Profession gériatre…

Le docteur Isabelle Le Brun, médecin chef de la Maison Hospitalière Saint-Charles à Nancy.

Elle a choisi de faire de la gériatrie sa spécialité. Le docteur Isabelle Le Brun est aujourd’hui médecin chef de la Maison Hospitalière Saint-Charles à Nancy. À la tête du personnel médical, le docteur Le Brun a conscience que la gériatrie est l’un des grands enjeux de demain. Pour améliorer la prise en charge des seniors, elle a choisi de former les étudiants tout en accompagnant ses patients et leur famille avec patience, empathie, tel un ange gardien.  

Le docteur Isabelle Le Brun, médecin chef de la Maison Hospitalière Saint-Charles à Nancy.

Pour le docteur Isabelle Le Brun, médecin chef de la Maison Hospitalière Saint-Charles à Nancy, la rue des Ponts est tout un symbole. Elle représente la transition entre le passé et le présent, l’avant et l’après. La rue est en quelque sorte la colonne vertébrale de l’établissement. Elle relie par une passerelle de verre, l’ancien couvent des Sœurs de Saint-Charles, où ont été accueillis pendant des décennies les malades et les personnes âgées, aux nouvelles constructions donnant sur la rue Charles III. Isabelle Le Brun connaît le lieu comme… la poche de sa blouse.

Vingt et ans de bons et loyaux services

Le docteur Le Brun exerce ici depuis 1996, au début, comme simple médecin puis depuis février 2017 en tant que médecin chef en charge du projet médical et des étudiants. «Lorsque j’ai commencé mes études de médecine, je n’envisageais pas du tout de me spécialiser en gériatrie», raconte-t-elle. Elle fait d’ailleurs son internat en neurologie à Nancy. Ce n’est que plus tard, qu’elle découvre la spécialité lorsque le CHU lui propose un poste de chef de clinique en gériatrie. «J’ai eu le déclic à ce moment-là», ajoute-t-elle. Très vite, elle trouve un emploi à la Maison Hospitalière Saint-Charles. Depuis, elle y est toujours et n’a aucune envie d’en partir.

Bâtiments nouveaux pour un projet global

Isabelle Le Brun profite aujourd’hui d’un outil de travail confortable, flambant neuf, plus adapté à la prise en charge des personnes âgées. «Les travaux ont été longs. Nous avons tous dû être patients» précise-t-elle. Manque de place, manque de confort pour les malades… Le constat avait été dressé depuis longtemps mais il fallait attendre la destruction de la maison d’arrêt voisine pour enfin envisager des travaux de rénovation. La priorité était de rester en ville pour «que les familles des patients puissent venir les voir facilement» précise le docteur Le Brun. Le confort et le bien-être des personnes âgées ou dépendantes a toujours été sa priorité. Elle suit pas à pas tous les maux de la vieillesse. Un geste, une attention ou un mot suffisent parfois pour réconforter les patients et leurs proches. Entre ses patients, Isabelle Le Brun prend également le temps de former des étudiants. «J’aime être à leur contact. Pour moi, c’est important de transmettre mais aussi d’échanger avec eux. Ils ont aussi beaucoup de choses à nous apprendre». Si l’apprentissage et la transmission sont importants pour elle, elle n’en veut pas à ses fils d’avoir choisi une autre voie. «Ils ont fait ce qu’ils voulaient. Je n’ai pas cherché à les influencer». Le plus jeune est étudiant en sciences, l’aîné quant à lui est boulanger pâtissier. À sa façon, comme sa mère, il apporte un peu douceur et de réconfort.

La belle et bonne image

Avec Labo du Style, la consultante en image Mélissa Ghacir affiche une approche aux antipodes des relookeurs en tous genres. Ses forces : l’écoute et l’adaptation personnalisée.

L’habit ne fait pas le moine mais il semble bien qu’il y participe ! Dans notre société de l’image et du paraître, le conseil en image se veut un atout stratégique pour les entreprises. C’est sur cette vague que surfe Mélissa Ghacir avec sa récente structure Labo du Style. Loin des clichés des relookeurs médiatisés et autres adeptes du look à outrance en toute superficialité, cette passionnée de mode et orthophoniste de profession affiche une approche faite d’écoute pour aboutir à des solutions adaptées et jamais imposées.

 

Avec Labo du Style, la consultante en image Mélissa Ghacir affiche une approche aux antipodes des relookeurs en tous genres. Ses forces : l’écoute et l’adaptation personnalisée.

Ses yeux sont son outil de travail tout comme sa voix. Avec ce duo combiné, elle perçoit, analyse, sans aucun sentiment d’intrusion, les contours de ses interlocuteurs tout en captant leurs envies et leurs besoins. Mélissa Ghacir est consultante en image et vient de créer Labo du Style sur l’agglomération nancéienne. Orthophoniste depuis six ans, elle concilie ses deux activités «avec un bon sens de l’organisation et une certaine flexibilité mentale», plaisante la même pas trentenaire (voir encadré). Son approche : du sur-mesure bien loin des stéréotypes véhiculés par les émissions télé de relooking. Sa cible : les particuliers (en grande majorité la gent féminine) mais également les entreprises et leurs dirigeant(e)s. «Dans notre société de l’image et du paraître, le conseil en image est un outil de communication puissant pour les entreprises. Mon objectif est de mettre notamment en cohérence les valeurs de l’entreprise et l’image véhiculée par les collaborateurs.» Le tout sans contrainte, «en respectant la personnalité de chacun» mais tout en écoute et finesse d’acceptation. «Tout un chacun possède un potentiel qui sommeille en lui. Il faut juste le découvrir et bien savoir l’exploiter», assure celle qui a suivi la formation continue (d’avril à septembre dernier) de l’École supérieure de relooking de Paris (qu’elle validera cette année) de consultante en communication par la valorisation de l’image. L’image, une force indéniable avec ses codes, ses usages et ses limites !

L’humain comme porte d’entrée

 

Quand on lui assène le vieil adage : «l’habit ne fait pas le moine», l’argumentation donnée tout sourire laisse gentiment sous-entendre «mais il y participe.» Pas faux ! Le pouvoir de l’image pour se démarquer de la concurrence, développer son activité, booster sa productivité, inspirer confiance et gagner en crédibilité, fidéliser sa clientèle, favoriser l’implication et la cohésion d’équipe, autant de vérités absolues pour cette professionnelle convaincue qui assure «ne pas habiller des morphologies mais des personnalités.» L’humain, c’est sa porte d’entrée lors de ses missions et interventions aussi bien en ateliers collectifs, en animation d’événements, en conférence ou en accompagnement personnalisé où chacun reste lui-même. Dans le véritable parcours qu’elle propose où écoute, analyse, immersion, proposition, adaptation s’additionnent pour aboutir à une solution optimale et acceptée par ses interlocuteurs, Mélissa Ghacir aide à être réellement et non à paraître simplement «en trouvant le meilleur et le mieux adapté à la personnalité de chacun.» Être ou bien paraître, telle est la question ? Mélissa Ghacir semble bien avoir la réponse…

Un nouveau cap à franchir d’urgence

Au-delà de la RSE, c’est le modèle économique même des entreprises qu’il faut changer.

Attention, il y a urgence, ont alerté des responsables RSE d’entreprises, lors d’une table ronde organisée par le Medef, en novembre 2017, à Paris. Les améliorations à la marge en matière de responsabilité sociétale ne suffisent plus : c’est le modèle économique même des entreprises qu’il faut changer.

 

Au-delà de la RSE, c’est le modèle économique même des entreprises qu’il faut changer.

«Les entreprises françaises sont en première ligne sur la RSE(…). Des efforts restent à faire, mais il y a déjà des bonnes pratiques», expose Catherine Tissot-Colle, présidente de la commission RSE du Medef, en introduction à la table ronde consacrée à la «RSE 2017 : partage de l’état des lieux», qui s’est tenue le 29 novembre 2017 à Paris. Si les entreprises françaises ont réalisé des efforts en matière de responsabilité sociétale, c’est notamment pour répondre aux obligations de reporting posées par la loi NRE (Nouvelles régulations économiques) de 2001 et les dispositions prises lors du Grenelle de l’environnement, rappelle Catherine Tissot-Colle. Elle s’inquiète d’ailleurs de l’impact potentiel d’un alourdissement de ces obligations. «C’est bien de montrer le chemin, mais il est important que nos entreprises ne soient pas pénalisées. Aujourd’hui, les tendances réglementaires peuvent structurer des démarches, mais aussi les alourdir», estime-t-elle, évoquant, par exemple, le devoir de vigilance prévu par la loi Sapin II. Mais au-delà de la réponse à des obligations réglementaires, pour Catherine Tissot-Colle, en matière d’engagement RSE, les entreprises ont franchi le cap ultérieur. «Nous passons d’une vision technique du sujet à une vision plus stratégique», analyse-t-elle. Concrètement, la responsabilité sociétale d’entreprise, au-delà d’être une obligation à laquelle se conformer, pourrait se révéler facteur de croissance… «Il y a des gains financiers à réaliser, à être vertueux en matière de RSE» confirme Sophie Flak, directrice RSE et digital d’Eurazeo, société d’investissement qui détient un portefeuille d’une quarantaine de sociétés. Par exemple, à l’une d’elles, Léon de Bruxelles, l’investisseur a demandé un programme de réduction du turn-over des salariés. Résultat : une économie de 900 000 euros, par an, et une amélioration du bilan social. Mais plutôt qu’à décrire ce type de «bonnes pratiques», comme l’y invitait l’animateur de la table ronde, c’est à dénoncer l’urgence de la situation que se sont attachées Sophie Flak et Alexandra Palt, directrice responsabilité sociétale et environnementale du groupe L’Oréal et directrice générale de la Fondation de l’entreprise.

«Nous n’avons plus le temps !»

Pour la première responsable, «nous n’avons plus le temps ! (…) Les entreprises ont fait tout ce qu’il était possible de faire en matière d’optimisation. Mais lorsque l’on regarde toutes ces études alarmantes, on se dit : quand est-ce qu’on va passer la seconde ?». Un avis partagé par Alexandra Palt : «Il faut créer un sens d’urgence. On bouge tous. Mais on peut aussi s’accorder sur le fait que cela ne va pas assez vite, que tout ce que l’on fait ne suffira pas (…). Il est nécessaire de développer d’autres modèles de business». Une démarche, qui, pour elle, peut s’appuyer sur la demande des consommateurs, soucieux de consommer différemment, avec par exemple, des préoccupations nouvelles en matière de santé et un désir de nature. Mais un autre levier est indispensable au changement : une véritable volonté à la tête de l’entreprise. Chez L’Oréal,  «nous travaillons sur une approche stratégique de notre business. Nous avons des dirigeants très engagés, et nous sommes conscients du fait qu’il va falloir réaliser des investissements. C’est la seule voie possible, la condition de notre survie», explique Alexandra Palt. Reste qu’au-delà des actions menées par les entreprises, un autre paramètre est susceptible de peser lourd dans la transition – ou pas – de l’économie vers un modèle durable : l’attitude des acteurs de la finance. À ce sujet,  «je pense que la finance impose son rythme, ses normes. Il me semble juste qu’elle fasse sa part», estime Sophie Flak. Au Crédit Agricole, «nous avons développé une stratégie volontaire pour accompagner les secteurs et les pays dont nous pensons que leur modèle d’affaires est en train de s’adapter à la bonne vitesse au développement durable», témoigne Jérome Courcier, responsable RSE de l’établissement bancaire. Lequel a exclu de son financement certains secteurs, comme le charbon, et a introduit une notation RSE dans les dossiers de crédit.

Eurovia présente Power Road à Urbest

Impact environnemental En mode hivernal, la chaleur stockée et disponible dans le sol «permet d’assurer le déneigement ou le déverglaçage de la chaussée en supprimant l’usage de sels fondants et en réduisant ainsi l’impact environnemental des opérations de maintenance routière.» Le Power Road a été développé avec des partenaires publics à l’image de l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) ou encore du CEA Tech (le pôle recherche et technologie du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives). Ce procédé est soutenu par le Programme d’investissement d’avenir de l’Ademe.

À l’occasion d’Urbest, le salon de l’espace public à Metz du 23 au 25 janvier, Eurovia (groupe Vinci) présentera le Power Road. Cet échangeur thermique intégré aux chaussées permet de capter la chaleur liée au rayonnement solaire durant l’été et à l’inverse l’émettre pendant l’hiver en s’intégrant aux systèmes énergétiques environnant l’infrastructure.

Impact environnemental
En mode hivernal, la chaleur stockée et disponible dans le sol «permet d’assurer le déneigement ou le déverglaçage de la chaussée en supprimant l’usage de sels fondants et en réduisant ainsi l’impact environnemental des opérations de maintenance routière.» Le Power Road a été développé avec des partenaires publics à l’image de l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) ou encore du CEA Tech (le pôle recherche et technologie du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives). Ce procédé est soutenu par le Programme d’investissement d’avenir de l’Ademe.

Nom de code : Power Road. Signes particuliers : échangeur thermique permettant de capter, stocker dans les chaussées l’énergie thermique et la restituer dans des bâtiments environnants via un système de pompe à chaleur. Eurovia (filiale de Vinci spécialisée dans la construction d’infrastructures de transport) présentera au salon Urbest à Metz (du 23 au 25 janvier prochain au Parc des expositions messin) «cette innovation à fort potentiel en phase avec les enjeux de la transition énergétique», assure l’entreprise routière. Cet échangeur thermique, «constitué de tubes dans lesquels circule un fluide caloporteur», est intégré dans les couches supérieures des chaussées. En mode estival, il capte les rayons solaires et stocke l’énergie thermique dans le sol. «Cette source d’énergie renouvelable peut alors alimenter les bâtiments et infrastructures avoisinantes.»

Impact environnemental

En mode hivernal, la chaleur stockée et disponible dans le sol «permet d’assurer le déneigement ou le déverglaçage de la chaussée en supprimant l’usage de sels fondants et en réduisant ainsi l’impact environnemental des opérations de maintenance routière.» Le Power Road a été développé avec des partenaires publics à l’image de l’IFSTTAR (Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux) ou encore du CEA Tech (le pôle recherche et technologie du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives). Ce procédé est soutenu par le Programme d’investissement d’avenir de l’Ademe.

Le Grand Est bien connecté

À l’occasion du dernier CES de Las Vegas, une délégation Grand Est était présente, menée notamment par CCI International Grand Est.

Dans le flot des 320 start-up menées par la délégation française au cru 2018 du CES (Consumer Technology Association) à Las Vegas la semaine dernière, quatorze entreprises régionales étaient présentes sous la bannière de la Région et de CCI International Grand Est. L’occasion de faire valoir leurs compétences dans ce marché mondial des objets connectés estimé par certains à 1 700 milliards de dollars à l’horizon 2020.

À l’occasion du dernier CES de Las Vegas, une délégation Grand Est était présente, menée notamment par CCI International Grand Est.

 Une croissance moyenne annoncée de plus de 16 % d’ici 2020 pour un montant estimé de près de 1 700 milliards de dollars. Dixit IDC (International Data Corporation), groupe mondial de conseil et d’études sur les marchés des technologies de l’information, au sujet du secteur des objets connectés, un marché qui progresse trois fois plus vite que le reste du marché des nouvelles technologies. Démonstration de l’intérêt grandissant de cette manne de développement : le fameux CES (Consumer Technology Association) de Las Vegas. Ce salon mondial consacré aux technologies numériques vient de se dérouler du 9 au 12 janvier.

Espace régional commun

Une quinzaine d’entreprises de la région, emmenées par la Région et CCI International Grand Est (en collaboration avec Enterprise Europe Network et les acteurs régionaux de la filière numérique), ont fait le déplacement et certaines ont pu présenter leurs innovations sur un espace régional commun au sein du pavillon Eureka Park à l’image de Fizimed et son appareil médical Emy pour les femmes aidant à renforcer la périnée et lutter contre les fuites urinaires, d’InnovHealth et son PassCare (un passeport international de santé), de Levels3D et son MyCaptR (une application mobile de numérisation 3D pour les professionnels de la construction et du second œuvre) ou encore Vivoka et son maître d’hôtel holographique capable de comprendre les commandes vocales en contrôlant tous les appareils connectés dans une maison.

Jérôme et Valérie Payeur, valeurs et proximité

Le couple Payeur défend ardemment l’idée d’une certaine tradition.

À Baccarat, Jérôme et Valérie Payeur gèrent un établissement reconnu comme l’un des meilleurs du département. Dans leur quotidien fait de délicats produits sucrés et salés, ils sont tous deux investis dans la défense de leur métier, guidés par la volonté de transmission. Rencontre aux accents succulents.

 

Le couple Payeur défend ardemment l’idée d’une certaine tradition.

«Derrière toutes nos réalisations, il y a beaucoup de passion, de savoir-faire, d’exigence et de travail», indique Jérôme Payeur. Avec son épouse Valérie, il est à la tête depuis une décennie d’un commerce où s’affichent de belles saveurs. En poussant la porte du 35 rue des Cristalleries, non loin du Pôle bijou, les papilles sont vite en émoi. Les palais gourmands sont ici les bienvenus : pains, pâtisseries, viennoiseries mais aussi meringues géantes, tuiles aux amandes caramélisées, guimauves, chocolats, glaces, macarons. Et bien sûr le produit phare : ce fameux pâté lorrain à l’alléchante réputation. Du tout fait maison dans la tradition. Il n’y a qu’à écouter Jérôme Payeur parler de son quotidien de boulanger pâtissier pour se laisser dériver vers des rives de délices sucrés et salés. Les mots sont pleins de chaleur, gouleyants et authentiques : «Écolier, j’ai été fortement marqué par une visite de la boulangerie de mon petit village. Tout est parti de là. J’ai ensuite fait un apprentissage à 14 ans, à Épinal, obtenu mon CAP puis je suis parti travailler en Suisse, découvrant d’autres méthodes, d’autres saveurs.» Valérie Payeur, elle, aura développé un dense parcours professionnel au contact direct de la clientèle, en vente, comme fleuriste, dans la restauration, l’horlogerie, la boulangerie. Ces deux-là étaient faits invariablement pour se rencontrer. Le destin fit le nécessaire.

Dans les instances de la profession

Après une première ouverture d’établissement à Blamont en 2000, une autre ambition survient sept ans plus tard : «Il était temps de changer. Si on veut durer, il est nécessaire de se remettre en cause, se réinventer», notent-ils. Depuis 2007, donc, la Maison Payeur a pignon sur rue dans le paysage bachâmois. Le fiston Anthony gère lui la boulangerie Payeur à Azerailles, à 5 km de la cité du cristal. Il y eut cette improbable escale au Japon en 2015. En l’évoquant, ils ont encore du mal à réaliser : «Nos pâtés lorrains ont été repérés. Nous sommes allés représenter la Lorraine à la foire internationale d’Osaka durant trois semaines. Plus de 160 000 visiteurs ont pu goûter nos produits. On en a ramené une notoriété et des amitiés nouées avec des Japonais. Un grand voyage et une vraie aventure.»  Récemment, tous deux ont voulu aller plus loin : «On râle, on entend râler, mais il faut aussi s’investir pour faire bouger les choses», explique-t-elle. Valérie est désormais élue à la Chambre de métiers et de l’artisanat de Meurthe-et-Moselle et Jérôme est responsable de la Fédération des artisans boulangers pâtissiers 54 du secteur de Lunéville. Mus par les mêmes objectifs : la défense des professionnels, de l’apprentissage, l’information du consommateur vers des produits de qualité. À leur échelle, Valérie et Jérôme Payeur sont les visages du commerce de proximité. Celui où on vient acheter sa baguette, son petit plaisir sucré, où l’on prend le temps d’une bonne parole et d’un sourire partagé. La vie en fait. Et comme il n’est pas interdit d’être gourmand…

 

 

Un budget et des priorités

Le budget 2018 de la Région vient d’être adopté fin décembre. Il s’élève à 2 863 milliards d’euros.

Emploi, jeunesse, territoires, mobilités et Europe ! Ce sont les cinq priorités mises en avant par Jean Rottner, le président du Conseil régional Grand Est à l’occasion de l’adoption du budget 2018, le 22 décembre dernier. Un budget qui s’élève à 2 863 milliards d’euros.

Le budget 2018 de la Région vient d’être adopté fin décembre. Il s’élève à 2 863 milliards d’euros.

«Le budget que je présente ici nous prépare à intensifier l’action de la Région en 2018 afin de mieux servir et de mieux accompagner nos concitoyens, nos entreprises et nos territoires.» Dixit Jean Rottner, le président du Conseil régional Grand Est à l’occasion de la présentation et de l’adoption par la suite à 104 voix «pour» (majorité régionale), 29 voix «contre» (dix du groupe Les Patriotes et 19 du groupe Socialiste) à noter que les 33 membres du Front national n’ont pas pris part au vote du budget primitif de la région pour 2018. D’un montant affiché de 2 863 milliards d’euros, «il veille à maintenir les grands équilibres financiers, notre collectivité n’augmente désormais plus son stock de dettes, elle continue à libérer de la marge brute pour atteindre un niveau inédit d’intervention et d’investissement», assure le président de l’exécutif régional. Cinq priorités sont mises en avant : l’emploi, la jeunesse, les territoires, les mobilités et l’Europe. 467 millions seront consacrés au premier volet de l’emploi : «nécessaire pour renforcer la compétitivité économique et faire du Grand Est une des régions les plus créatives, les plus innovantes et entreprenantes de France. Fers de lance de cette politique le fameux SRDEII (Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation) et ses Pactes offensive croissance emploi (POCE) ou encore la mise en place d’une agence régionale de l’innovation et d’un fonds régional de coopération pour la recherche, la promotion de l’artisanat avec le Pacte Artisanat et naturellement le soutien à l’Agriculture et à la Forêt.»

Une question d’équilibre

 La jeunesse se voit attribuer une enveloppe de 519 millions d’euros «mobilisés en faveur de l’éducation et de la formation. Il s’agit d’offrir à chaque jeune les meilleures conditions pour se réaliser et s’épanouir dans le Grand Est. La Région poursuivra ses investissements dans les lycées, l’apprentissage, la formation professionnelle, l’enseignement supérieur et l’orientation.» Sujet phare : les territoires avec 232 millions dédiés. «Il faut promouvoir tous les territoires urbains et ruraux en veillant à leur équilibre à travers notamment le Schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET). En travaillant conjointement avec les communes, les intercommunalités et les départements, la Région entend poursuivre sa politique territoriale forte et ambitieuse.» 867 millions sont débloqués pour la question cruciale des mobilités «grâce, notamment, à une offre TER plus étoffée, de nouveaux matériels roulants, des investissement croissants et des actions concrètes pour encourager la mobilité et l’intermodalité.» Et enfin l’Europe avec 103 millions d’euros alloués. «La Région souhaite affirmer le caractère transfrontalier et européen du Grand Est. Pour attirer les investissements et les entreprises dans le Grand Est, la Région s’appuie notamment sur le troisième volet du Programme d’investissement d’avenir et le Plan d’investissement pour l’Europe.» Un budget, des priorités, y’a plus qu’à !

Appels à projets lancés dans le 54

Les appels à projets du Fonds Social européen 2018 viennent d’être lancés le 9 janvier au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle.

Les professionnels de l’insertion se sont retrouvés le 9 janvier au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle pour le lancement des appels à projets dans le cadre du FSE (Fonds social européen) s’inscrivant dans l’axe 3 «Lutter contre la pauvreté et promouvoir l’inclusion» du programme opérationnel national FSE.

Les appels à projets du Fonds Social européen 2018 viennent d’être lancés le 9 janvier au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle.

 Lutter contre la pauvreté et promouvoir l’inclusion ! La centaine de professionnels de l’insertion et de l’emploi présents le 9 janvier au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle en ont conscience, c’est leur quotidien. Ils étaient réunis à Nancy pour une journée de travail dont le point d’orgue était le lancement des appels à projets dans le cadre du programme opérationnel national FSE (Fonds social européen). Les pilotes des PLIE (Plans locaux pour l’insertion et l’emploi) du Grand Nancy et du Lunévillois, de Terres de Lorraine, du Val de Lorraine, des territoires de Briey et de Longwy, ont présenté leurs appels à projets à l’Agil (Association pour la gestion InterPLIE Lorraine).

3,3 M€ par an

Cet organisme intermédiaire, gestionnaire des FSE, gère les dossiers de demande de subvention et accompagne les organismes pilotant les PLIE. Depuis un accord cadre en 2015 l’Agil a étendu son activité aux opérations de FSE Inclusion sur l’ensemble du territoire meurthe-et-mosellan. Elle vient également de voir renouveler par les services de l’État une délégation de crédits d’environ 3,3 millions d’euros par an pour la période 2017-2020. «Cette enveloppe de Fonds social européen est gérée par l’Agil à l’échelle de la Meurthe-et-Moselle pour le compte de ses membres que sont le Conseil départemental, les trois Maisons de l’emploi porteuses des plans locaux pour l’insertion et l’emploi», explique-t-on à la Maison de l’Emploi du Grand Nancy. Reste à attendre la validation des appels à projets…

Spartoo, partout à Nancy

La boutique éphémère se situe en plein cœur de la gare.

Décidément Spartoo ne veut plus mettre le pied dans le même sabot. Le spécialiste de la vente de chaussures en ligne est bien décidé à s’implanter dans les grandes villes françaises. Début décembre, le pro du e-commerce s’est installé à Nancy. La boutique est originale puisqu’elle se trouve au sein de la gare. Autre originalité : elle est éphémère en attendant plus si affinités.

La boutique éphémère se situe en plein cœur de la gare.

Drôle d’endroit pour une rencontre ! Spartoo, le leader européen de la vente de chaussures en ligne a choisi le hall de la gare Saint-Léon pour installer sa première boutique à Nancy.  C’est simple, son nom s’affiche juste en dessous de celui de la SNCF au niveau du parvis. Le hasard du marketing va même plus loin puisque les deux logos ont quasiment les mêmes couleurs. Les similitudes s’arrêtent là… Pour le reste, on fait confiance aux mauvaises langues qui ne manqueront pas de dire que les voyageurs pourront faire du lèche-vitrine en cas de grève ou de retard de leur train. Au pire, ils trouveront une paire de basket pour faire de la marche à pied… Les chaussures sont en effet le fer de lance de la marque. Il n’y a qu’à regarder la vitrine et la mise en place de la boutique pour très vite s’en rendre compte. Phénomène de mode oblige, la basket est très présente. Elle trône sur tous les rayons, ou presque. Si ce magasin a pu voir le jour, c’est avant tout grâce à l’agence Scalen et à Véronique Raynal. Cette dernière a mis sur pied un concept novateur de boutique clé en main. Appelé «By Caméléon», le magasin accueillera des marques qui souhaitent tester le commerce nancéien pour une durée déterminée.

Un concept original

Grâce à eux, Spartoo s’est offert un lieu atypique qui lui va surtout comme un gant ! L’ex pure player va en effet pouvoir tester de nouveaux produits à Nancy. Jusqu’à présent, il commercialisait uniquement des chaussures et quelques articles de maroquinerie. La célèbre enseigne de vente en ligne a décidé de proposer en exclusivité aux Nancéiens du prêt-à-porter. Mais l’enseigne n’en oublie pas son premier métier : la vente en ligne. Spartoo compte bien d’ailleurs s’en servir pour se démarquer de ses concurrents. Vendeuses et vendeurs ont le réflexe Internet. Les clients qui ne trouvent pas… chaussures à leurs pieds dans le magasin, ont la possibilité de les commander en ligne et être livrés à la boutique. En cas de problème, ils pourront même directement échanger l’article ou se le faire rembourser sans avoir à s’occuper des démarches. Pour le moment Spartoo s’est donné cinq mois pour tester le concept. Mais selon certaines indiscrétions, il serait déjà à la recherche d’un pas de porte pour rester connecté avec Nancy.

L’appel de la forêt

Avec le projet «Les Hommes et les Arbres», le consortium mené par la Métropole du Grand Nancy entend faire de la filière bois, au sens large, un axe fort de développement économique et social.

L’action «Territoires d’innovation de grande ambition», lancée dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, mobilise dans le Sud Lorrain. Un consortium de plus de soixante-dix partenaires, publics et privés, mené par la Métropole du Grand Nancy est aujourd’hui dans la course (parmi 24 participants) pour faire partie des dix projets sélectionnés au final. Angle d’attaque du consortium Sud Lorrain : «Les Hommes et les Arbres» histoire de faire du territoire une zone d’excellence au niveau de la filière bois au sens large du terme.

 

«Nous sommes le territoire qui doit être au cœur du leadership de la filière bois.» Dixit François Pélissier, le président de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle à l’occasion de la présentation du projet «Les Hommes et les Arbres» porté par un consortium de près de 75 partenaires dans le cadre de l’action «Territoires d’innovation de grande ambition» du programme d’investissements d’avenir. La Métropole du Grand Nancy s’affiche comme le pilote de cette vaste opération entraînant avec elle d’autres intercommunalités à l’image de la communauté d’agglomération d’Épinal, de Saint-Dié, la Région Est ou encore le pôle métropolitain européen du sillon lorrain. L’Université de Lorraine et ses différentes branches d’unités de recherche, les entreprises et une grande partie des différents organismes professionnels de la filière au sens large constituent également cette équipe de choc.

Projet à partager

Objectif : faire la course en tête histoire d’être parmi les dix projets sélectionnés au niveau national. La filière bois, disons, traditionnelle avec une accélération de son développement économique et une vingtaine d’entreprises mobilisées issues de l’écosystème industriel, une réflexion sur une véritable économie circulaire performante et d’une gestion durable de la ressource avec notamment la plate-forme de pré-industrialisation de la construction bois d’Épinal ou encore faire de la forêt des vecteurs de santé et de bien-être. Les pistes et potentiels sont nombreux, reste à faire partager cet engouement au plus grand nombre et pas uniquement à la sphère économique. Le grand public sera largement concerné par des opérations de sensibilisation et de fédération autour de ce projet. Tout ne fait que commencer.