Bâtiment

La Capeb 54 encaisse les coups…

En assemblée générale le 27 octobre à Laxou, les artisans du bâtiment de la Capeb de Meurthe-et-Moselle, regroupés autour de Pascal Pinelli son président, n’ont pu que constater la difficulté conjoncturelle ambiante. Une difficulté accentuée depuis quelques jours avec l’annonce de la hausse de la TVA à 10 % dans le secteur.

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«Nos entreprises sont littéralement prises en étau entre les auto-entrepreneurs et les plus grandes sociétés venues sur nos marchés», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb 54.
«Nos entreprises sont littéralement prises en étau entre les auto-entrepreneurs et les plus grandes sociétés venues sur nos marchés», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb 54.
«Nos entreprises sont littéralement prises en étau entre les auto-entrepreneurs et les plus grandes sociétés venues sur nos marchés», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb 54.
«Nos entreprises sont littéralement prises en étau entre les auto-entrepreneurs et les plus grandes sociétés venues sur nos marchés», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb 54.

Menu chargé pour les artisans du Bâtiment de la Capeb (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) le 27 octobre à la Maison des Métiers de Laxou… mais il aurait pu l’être encore plus avec aujourd’hui l’officialisation par le gouvernement d’un retour à une TVA à 10 % à l’horizon 2014 pour les travaux dans le second oeuvre. «La crise n’en finit pas. Les mises en chantiers sont en repli, les carnets de commandes sont dégarnis, les trésoreries sont détériorées et la baisse de l’emploi salarié et de l’intérim sont autant d’indicateurs inquiétants qui pèsent sur notre secteur», constate Pascal Pinelli, le président de la Capeb meurthe-et-mosellane. A l’instar des autres organismes patronaux du secteur, la Capeb met également en avant la perte de confiance des ménages et surtout la concurrence, apparemment déloyale des auto-entrepreneurs et la concurrence, celle-ci légale (parfois), d’entreprises étrangères.

Entre adaptation et souplesse

«Nos entreprises sont littéralement prises en étau entre les auto-entrepreneurs et les plus grandes sociétés venues sur leurs marchés.» Conséquence directe, la confédération a dû «de nouveau faire face à la détresse de nombreux artisans, touchés de plein fouet par la crise économicofinancière qui s’amplifie. Nous avons traité de nombreux dossiers définissant l’infortune de certains de nos collègues». Face aux difficultés rencontrées par bon nombre de ses adhérents, Pascal Pinelli a souhaité remercier les «différents interlocuteurs des organismes sociaux (Urssaf, Pro BTP ou encore Caisse des congés payés) qui nous ont aidés en nous accordant un échéancier de règlement sans majoration de retard». Des adaptations et une souplesse administrative de plus en plus nécessaires car l’univers de l’artisanat du Bâtiment va devoir affronter de nouvelles tempêtes… législatives et conjoncturelles. Raphaël Bertolt, le préfet de Meurthe-et-Moselle présent à l’assemblée générale, en a pris note.