Energie biomasse

La forêt menacée ?

Pierre de Ladonchamps, président d’Ecomission, a animé un débat en Moselle sur l’avenir des forêts de Lorraine. Pour lui, le développement de la politique de boisénergie et «le fleurissement de centrales de biomasse en Lorraine, parfois de grande envergure comme celle de l’UEM de Chambières, sera destructeur d’une majeure partie des forêts de Lorraine.» Les […]

498

Pierre de Ladonchamps, président d’Ecomission, a animé un débat en Moselle sur l’avenir des forêts de Lorraine. Pour lui, le développement de la politique de boisénergie et «le fleurissement de centrales de biomasse en Lorraine, parfois de grande envergure comme celle de l’UEM de Chambières, sera destructeur d’une majeure partie des forêts de Lorraine.» Les besoins en bois pour cette centrale et les autres vont amener une surexploitation et une fragilisation des forêts aggravées par la pratique de la coupe à blanc, celle qui emporte tout à même le sol, dont les rémanents. Et comme il n’y a pas que l’UEM, c’est plus d’un million de m³ déjà exploités, qu’il va falloir abattre chaque année. Cette politique remet en cause son renouvellement naturel, son écosystème et la biodiversité qui s’y rattachent. Invitée, l’UEM affirme que les rejetsémissions en CO2 de l’usine, qui ne sont pas comptabilisés dans ses processus de traitement, seront à nouveau captés par la végétation.

Skylander

Envol ou crash ?

Le mois de janvier serat- il propice à un nouveau démarrage pour le projet d’avion Skylander SK-100 ? Après avoir frôlé le crash à plusieurs reprises en 2012, c’est la question qui se pose. Car c’est du côté du financement du projet que le bât blesse depuis le début. Il manquerait près de 140 M€ pour poursuivre l’aventure, alors que Serge Bitboul rappelle qu’il a déjà consacré 30 M€ au projet, et que plus de 70 M€ d’argent public (dont 21 M€ d’avances remboursables par la Région) ont déjà été investis dans ce projet sur Chambley. Historiquement, Geci International est une société d’ingénierie, créée voici trente ans, et qui a forgé sa réputation auprès des grands avionneurs. Ces activités sont regroupées au sein de Geci Systemes. C’est ce savoir-faire qui intéresserait au plus haut point certains industriels ou investisseurs étrangers qui se sont manifestés avant la date butoir du 20 décembre de l’appel d’offres à cession lancé par les administrateurs judiciaires de Sky Aircraft, en redressement judiciaire depuis début octobre. Les tractations en cours dépassent largement le site de Chambley. C’est bien le savoir-faire en matière d’ingénierie qui capte d’abord l’attention de repreneurs ou d’investisseurs potentiels. Avec ou sans Serge Bitboul. Parallèlement aux discussions, la Région a engagé une procédure de recouvrement des premières avances remboursables de Geci. «Une obligation en matière de gestion d’argent public», explique un proche de Jean- Pierre Masseret. La pression est diversement appréciée dans le camp Bitboul. Placée en observation jusqu’au mois d’avril la société a honoré le paiement des salaires de décembre comme le pdg s’y était engagé à la barre du tribunal de commerce de Briey. Prochain rendez-vous, encore crucial, le 4 février prochain.

E.ON

Seconde vie à l’électricité

La centrale électrique Emile Huchet à Saint-Avold, propriété du groupe E.ON, teste depuis deux mois un procédé révolutionnaire baptisé Hydor, qui permet de stocker à très basse pression l’hydrogène produit pour une utilisation ultérieure sous forme d’électricité grâce à une pile à combustible. Pascal Laclergue, chef de projet chez E.ON, rappelle qu’ «en France, ce système de stockage est une innovation». La nouveauté, c’est que l’absorption et la désorption, autrement dit l’entrée et la sortie dans l’unité de stockage, se font à très basse pression. Actuellement, pour stocker de l’hydrogène gazeux il faut plusieurs grandes bouteilles, qui sont sous 200 bars. Le concept est développé par une société de la Drôme, McPhy Energy, et E.ON a montré son intérêt pour voir comment l’adapter à ses installations. «S’il s’avère que la mise en place du procédé est viable économiquement, il faut que l’on soit prêt.»

Centre-Pompidou

Plus de 475.000 visiteurs

En 2012, la fréquentation du Centre Pompidou-Metz s’élève à plus de 475.000 visiteurs. Il demeure ainsi le lieu d’expositions temporaires le plus fréquenté en France (hors Ile-de-France). Ce résultat est notamment le fait du succès exceptionnel de l’exposition 1917.