Metz

L’armée recrute

Depuis les douloureuses restructurations militaires dont Metz a été l’une des principales victimes en 2008, l’armée ici était plutôt synonyme de départ. Et pourtant, lors du démarrage de la nouvelle campagne de recrutement lancée au niveau national, les représentants de l’armée ont confirmé qu’ils allaient recruter 150 Messins cette année. Plus généralement la Lorraine, avec […]

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Depuis les douloureuses restructurations militaires dont Metz a été l’une des principales victimes en 2008, l’armée ici était plutôt synonyme de départ. Et pourtant, lors du démarrage de la nouvelle campagne de recrutement lancée au niveau national, les représentants de l’armée ont confirmé qu’ils allaient recruter 150 Messins cette année. Plus généralement la Lorraine, avec 450 contrats, figure au deuxième rang des régions du grand quart Nord-Est en matière de recrues derrière le Nord-Pas-de-Calais. En temps de crise un début de carrière dans l’armée peut favoriser l’insertion dans la vie professionnelle après un engagement dont la durée se situe autour de cinq ans.

Loi «Florange»

Le feu vert

A Florange, François Hollande avait promis une loi à la faveur des cas emblématiques du site sidérurgique d’ArcelorMittal à Florange (Moselle) et de la raffinerie Petroplus en Seine-Maritime. Elle arrive. Le gouvernement vient en effet de donner son feu vert à une proposition de loi dite «Florange» : «sur les sites rentables promis à la fermeture», a indiqué Alain Vidalies, le ministre chargé des Relations au Parlement, en sortant de la réunion de groupe des députés. De son côté le président du Conseil régional Jean-Pierre Masseret a rencontré l’intersyndicale d’ArcelorMittal. Il soutient toujours le principe d’une réunion tripartite Etat- Syndicats-Direction d’Arcelor. Il a annoncé qu’il avait pris l’initiative d’engager un travail en commun avec le CESEL sur le projet Ulcos et la création d’un Pôle européen des matériaux en Lorraine. Si les engagements d’ArcelorMittal ne sont pas tenus, il faudra alors reconsidérer l’option nationalisation.

Maternité de Metz

Peltre paie la facture

Le déménagement de la maternité de Sainte-Croix au coeur du nouvel ensemble hospitalier flambant neuf de Mercy va coûter 300.000 euros à la mairie de Peltre. C’est du moins l’estimation faite par le maire de la commune Bernadette Veler : «nous avons acquis un logiciel, une armoire sécurisée pour stocker les registres, formé du personnel et inclus aussi la maintenance du photocopieur.» Ce budget estimé représenterait un tiers du budget global de la commune, qui a refusé la mise à disposition gratuite d’un local au rez-de-chaussée de la maternité. Trop coûteux pour en assurer sa permanence et son aménagement selon le maire. Chaque année 3.000 enfants naîtront à la nouvelle maternité de Mercy. Et 3.000 parents devront se rendre en mairie de Peltre pour les enregistrer.

Carling

Syndicats inquiets

Le vapocraqueur de la plateforme chimique fonctionne à 70 % de sa capacité. La production est excédentaire de 150.000 tonnes. Le syndicat CGT redoute que le site de Carling fasse les frais de cette situation. L’entreprise Total va être amenée à prendre des décisions et la CGT craint «que ce soit Carling qui en fasse les frais». En clair, les syndicalistes redoutent l’arrêt du dernier vapo. Le vapo 2 ayant cessé son activité en 2008. Face à cette problématique, la CGT a interpellé les décideurs nationaux et locaux sur l’avenir de la chimie en Moselle-Est. Pour le syndicat, l’annonce de l’existence de méthane dans le sous-sol de la région constitue une piste pour redynamiser la plate-forme de Carling. Il a sollicité le préfet et le conseil régional pour «obtenir la réalisation d’une étude de faisabilité et de techniques d’exploitation pour extraire ce gaz et le transformer». Pour eux, le méthane est un gaz sec qui peut servir de combustible à la centrale Emile-Huchet pour produire de l’électricité. «Cela écarterait les menaces pesant déjà sur les deux tranches à charbon de Huchet», pensent-ils. Dans le domaine pétrochimique, «on peut transformer le méthane pour obtenir des matières premières utiles pour Arkema et Ineos». Interrogée sur la question de l’arrêt du vapocraqueur, la direction de Total Petrochemicals France indique que l’actualité du site en 2013 est dense. Les équipes sont mobilisées sur la réussite de l’arrêt de maintenance décennal du vapocraqueur qui commencera le 2 avril prochain pour une durée de 62 jours. Les opérations de redémarrage interviendront début juin 2013. Avec un engagement de 45,6 M€ d’investissement, cet arrêt mobilisera plusieurs centaines d’intervenants pour environ 400.000 heures de chantier.