Industrie

Le groupe Sphere affiche son made in France

Produire en France, c’est possible ! Dans une campagne de pub, John Persenda, le président du groupe industriel Sphere, spécialisé dans la fabrication d’emballages ménagers, revendique haut et fort son made in France. Aujourd’hui, 70 % de sa production sont réalisés dans l’Hexagone, dont notamment dans l’usine de sa filiale Schweitzer SAS à Ludres.

John Persenda, le président du groupe Sphere, spécialisé dans la fabrication d’emballages ménagers, notamment sur son site Schweitzer SAS à Ludres, a affiché son made in France à l’occasion d’une campagne de publicité dans la presse nationale et régionale.
John Persenda, le président du groupe Sphere, spécialisé dans la fabrication d’emballages ménagers, notamment sur son site Schweitzer SAS à Ludres, a affiché son made in France à l’occasion d’une campagne de publicité dans la presse nationale et régionale.
John Persenda, le président du groupe Sphere, spécialisé dans la fabrication d’emballages ménagers, notamment sur son site Schweitzer SAS à Ludres, a affiché son made in France à l’occasion d’une campagne de publicité dans la presse nationale et régionale.
John Persenda, le président du groupe Sphere, spécialisé dans la fabrication d’emballages ménagers, notamment sur son site Schweitzer SAS à Ludres, a affiché son made in France à l’occasion d’une campagne de publicité dans la presse nationale et régionale.

Marinière à la Arnaud Montebourg sur les épaules, ses produits Alfapac au label «Origine France Garantie» à la main, John Persanda, le président du groupe industriel Sphere prend la pose… pour la (sa) bonne cause ! «Produire en France, c’est possible et cela fait quarante ans que je le fais», assure le patron du leader européen des emballages ménagers. Du 7 au 12 janvier, il a mené une campagne de pub dans la presse nationale et régionale pour «prendre au mot les politiques et leur rappeler l’intérêt à produire en France.» Implanté sur six sites dans l’Hexagone, dont celui de sa filiale Schweitzer SAS à Ludres, le groupe affirme s’être toujours opposé à la délocalisation et reste un des seuls intervenants à l’échelon européen à ne pas être parti en Chine, en Thaïlande ou encore au Viêt Nam. «Nos six usines françaises, qui emploient plus de six cents personnes, fabriquent environ 70 % de la production du groupe, dont une part significative est exportée dans l’Union européenne mais également vers l’Afrique et l’Amérique», explique John Persenda. «Ce choix et cet engagement pour la production française nous ont même conduit à relocaliser en France trois usines que notre groupe avait acquises en République Tchèque, en Allemagne de l’Est et en Italie du Sud.» PTL SAS en Seine-Maritime, Jet’Sac SAS dans le Pas-de-Calais, J&M Plast SAS et Pichon Plastiques SAS en Haute-Loire et le plus gros site national avec ses deux cents salariés : Schweitzer SAS en Meurthe-et- Moselle à Ludres acquis par le groupe il y a maintenant quatorze ans, autant de sites «qui ont su s’adapter aux évolutions technologiques.» Point d’orgue de cette politique industrielle : l’obtention récente du label «Origine France Garantie» pour sa marque Alfapac.

Leçon de management…

«Produire en France, c’est un choix rentable et raisonné pour l’environnement comme pour la compétitivité. Deux facteurs contribuent à cela ! D’une part, la productivité des collaborateurs de notre groupe est meilleure en France en comparaison des autres unités européennes, ce qui permet aux produits de rester compétitifs en termes de prix», continue le défenseur du made in France. «D’autre part, le choix de l’innovation constante, grâce à notre recherche française, avec une politique tournée vers l’innovation environnementale avec, ces dernières années, le lancement notamment de sacs recyclés provenant de la collecte sélective.» Cette analyse patronale s’affiche comme une leçon de management bienvenue en ces temps où les délocalisations ont aujourd’hui démontré leurs limites. «Nous sommes certains que nos clients sauront faire le choix dans un marché où produire en France constitue pour eux la plus forte garantie, tant de qualité que de service. Au-delà de la fierté d’être Français, bien évidemment, et au-delà de la responsabilité d’acteur économique et civique se battant pour maintenir l’emploi de ceux qui ont contribué au succès de notre groupe, notre combat pour le label Origine France Garantie correspond à une réalité industrielle.» Ce patriotisme économique affiché, revendiqué, a le mérite de tordre le coup à de nombreuses idées reçues. Un exemple à suivre !