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Grande Région Changement de main A l’occasion du 13ème Sommet des Exécutifs de la Grande Région qui s’est tenu à l’Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, Jean- Pierre Masseret président de la Région Lorraine a présenté les conclusions de ces deux années de présidence lorraine et passé le relais à Malu Dreyer, Ministre-Présidente du Land de […]

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Grande Région
Changement de main
A l’occasion du 13ème Sommet des Exécutifs de la Grande Région qui s’est tenu à l’Abbaye des Prémontrés de Pont-à-Mousson, Jean- Pierre Masseret président de la Région Lorraine a présenté les conclusions de ces deux années de présidence lorraine et passé le relais à Malu Dreyer, Ministre-Présidente du Land de Rhénanie-Palatinat. La Grande Région s’étend sur 65.523 km², 400 km d’Ouest en Est et 358 km du Nord au Sud. Elle est aujourd’hui composée de 11.417.738 habitants. Détails complets sur le bilan des deux ans de présidence lorraine dans notre prochain numéro.

Energie
Là où il y a du gaz…
Il y a un vrai espoir en Lorraine puisque la région pourrait redevenir la terre d’énergie qu’elle était. Cet espoir, c’est le grisou emprisonné dans les veines de charbon trop profondes pour être exploitées. Pour libérer ce gaz, la fracturation par de l’eau sous très forte pression mélangée avec des surfactants n’est pas nécessaire car le charbon est naturellement fissuré. L’entreprise EGL (European Gas Limited) est prête à investir 33 M€ pour une campagne de forage dans les deux ans à venir afin de vérifier, notamment le potentiel attendu (28 milliards de m3 de grisou). L’autre bonne nouvelle vient de la société E.ON France qui expérimente à la centrale de Carling en partenariat avec «McPhy Energy», une startup française située dans la Drôme, elle-même en relation avec Total, mène un projet de stockage de l’hydrogène sous forme d’hydrure de magnésium solide. Aujourd’hui l’hydrogène est produit essentiellement par l’industrie pétrolière et par électrolyse de l’eau grâce à l’électronucléaire. Par cette nouvelle avancée technologique, «l’hydrogène solide» apparaît de plus en plus comme la meilleure solution pour stocker l’énergie renouvelable intermittente, notamment produite par les éoliennes et les panneaux solaires. Ainsi, la Lorraine est en passe de posséder un ensemble d’atouts diversifiés et en pointe.

Chauffage urbain
100 % lorrain
L’extension du réseau de chauffage urbain messin sera réalisée par deux sociétés mosellanes : INPAL Industries et SMPTF. L’UEM (Usine électricité de Metz) a confié ces gros travaux à l’issue d’une mise en concurrence et d’un appel d’offres européen à ces deux entreprises de Moselle-Est, spécialisées dans le domaine des réseaux de chauffage. SMPTF (Société mosellane de travaux publics et ferroviaires) est une entreprise de travaux publics installée à Saint-Avold où elle emploie 80 personnes (8,5 M€ de chiffre d’affaires). Elle appartient au groupe alsacien Tellos (450 salariés) qui s’est fortement développé dans le génie civil des réseaux de chauffage. Les 20 kilomètres de tubes préisolés seront fournis par INPAL Industries, une entreprise lyonnaise qui possède une usine à Creutzwald de 60 salariés et qui enregistre 46 M€ de chiffre d’affaires. Les travaux d’extension du réseau concernent le secteur des Coteaux de Seille qui comprend des zones d’activités et des logements. Le montant du contrat et des travaux n’a pas été communiqué. Grande première, le tronçon sera directement alimenté par la centrale biomasse de Metz- Chambière dont le nouveau système fonctionne au bois, privilégiant les ressources naturelles lorraines et fonctionnant via un système de cogénération qui permet de récupérer la chaleur générée par la production d’électricité à travers le réseau de chauffage urbain.

Maizières-lès-Metz
Walygator en sursis
A la tête de ces deux établissements dans la tourmente, les frères Le Douarin n’ont plus que quelques jours pour trouver une solution, afin que la parc de loisirs de Maizièreslès- Metz ouvre ses portes normalement pour la prochaine saison. Alors que la chambre commerciale du tribunal de Metz a donné jusqu’au 20 février aux deux frères pour apporter des garanties sérieuses à un éventuel projet de continuation, la date du 29 mars apparaît, dans ces conditions, bien lointaine. Si l’espoir subsiste pour Walygator, en revanche pour le Cotton Club c’est définitivement terminé. L’établissement de Saint- Julien-lès-Metz a été liquidé un peu plus de deux ans après le rachat par les frères Le Douarin. Le Cotton Club affichait une perte de deux millions d’euros.