Olivier Balestraci, président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine Produit pur jus du Chiffre À 43

«L’expert-comptable est un facteur de compétitivité»

Nom : Balestraci. Prénom : Olivier. Signe particulier : À 43 ans, c’est le nouveau président de l’Ordre des expertscomptables de Lorraine. Le directeur de la région Est de KPMG succède au Meusien François Petitjean et affiche une feuille de route qui tient en quatre lettres : CVAE. Communication. Valorisation. Attractivité et Éthique. Les Tablettes Lorraines : Vous venez de prendre vos fonctions de président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine. Quelle est votre feuille de route pour votre corporation ?

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«Il faut continuer à tirer notre profession vers le haut ! Nous nous devons d’avoir le courage de dire la vérité auprès de nos clients et affronter avec eux les réalités», assure Olivier Balestraci, président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine.
«Il faut continuer à tirer notre profession vers le haut ! Nous nous devons d’avoir le courage de dire la vérité auprès de nos clients et affronter avec eux les réalités», assure Olivier Balestraci, président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine.
«Il faut continuer à tirer notre profession vers le haut ! Nous nous devons d’avoir le courage de dire la vérité auprès de nos clients et affronter avec eux les réalités», assure Olivier Balestraci, président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine.
«Il faut continuer à tirer notre profession vers le haut ! Nous nous devons d’avoir le courage de dire la vérité auprès de nos clients et affronter avec eux les réalités», assure Olivier Balestraci, président de l’Ordre des experts-comptables de Lorraine.

Olivier Balestraci : Elle tient en quatre lettres : CVAE. Communication. Attractivité. Valorisation et Éthique. La communication, car malgré tout le travail déjà engagé par mes prédécesseurs, il faut l’accentuer au niveau de notre image aussi bien auprès du grand public que des entreprises. Bon nombre d’entreprises ne connaissent pas réellement toute l’offre de nos prestations. L’attractivité, car il nous faut attirer les jeunes, et je pense dès le collège, vers notre profession. Notre travail ne se résume pas aux chiffres, ils sont juste une matière que nous travaillons, analysons pour conseiller et répondre aux problèmes quotidiens de nos clients et leur permettre d’anticiper le court, le moyen et le long terme.

Et du côté de la valorisation et l’éthique ?

Il faut continuer à tirer notre profession vers le haut ! Nous nous devons d’avoir le courage de dire la vérité à nos clients et affronter avec eux les réalités. Il faut mieux gérer l’avant que l’après-vente et pour se faire, il est bon et il est de mon rôle de président de l’Ordre, de rappeler les bonnes pratiques, surtout en ces périodes délicates. Le respect du code de déontologie est en cela indispensable pour que l’éthique au sein et entre nos cabinets soit bien réelle.

Sur ce point de l’éthique et des relations entre cabinets, comment cela se passe en Lorraine ?

S’il existe certaines disparités entre certains cabinets, dans l’ensemble les choses se passent bien et sereinement.

Et vos relations avec les autres conseillers des entreprises que sont les avocats et les notaires ?

Chacun a son champ d’intervention en matière de conseils et nous travaillons ensemble pour le bien-être général des sociétés. L’interprofessionnalité est bien présente, je prends l’exemple des réunions sur la Loi de finances, nous les réalisons avec les notaires.

Le climat conjoncturel est plus que délicat, bon nombre d’entreprises doutent, vos missions et pratiques ontelles évoluées ?

Nous sommes en constante évolution et adaptation. Il faut continuer à faire comprendre aux entreprises que l’expert-comptable est un facteur de compétitivité car par ses conseils et ses analyses, il permet d’acheter moins cher, de réduire le coût des charges sociales par exemple. Surtout, il a la capacité d’aider le dirigeant à avoir une vision à long terme de son business.

Avoir une vision à long terme aujourd’hui est-ce encore possible ?

Nous sommes toujours plus ou moins en crise. Les niveaux d’activité sont en forme de creux. Aujourd’hui, notre mission est d’arriver à gérer et à conseiller sur des pics et des creux conjoncturels. C’est le contexte économique qui a changé. Notre mission demeure la même : conseiller et aider le dirigeant à mieux penser pour anticiper l’après. Une chose est certaine, nous pouvons donner les pistes à suivre mais le dirigeant demeure le seul maître à bord. Nous tentons de donner le bon cap à suivre !