BNP Paribas Real Estate

Un marché dans l’expectative

A l’heure du bilan, 2012 restera chez BNP Paribas Real Estate à Nancy, une année qui n’a pas dopé les marchés immobiliers, avec une croissance à 0,1 %. Conjoncture économique en berne, frilosité des banquiers, réticences des promoteurs, retards sur certains chantiers, sont quelques uns des facteurs qui expliquent le peu de dynamisme dans ce secteur. Un secteur pour qui 2014 et 2015 s’annonce comme une période développement.

Une année 2012 mitigée, des perspectives 2013 encore floues, l’équipe de BNP Paribas Real Estate Nancy, mise sur «Le Skyline» son projet de bureaux «Eco-performants».
Une année 2012 mitigée, des perspectives 2013 encore floues, l’équipe de BNP Paribas Real Estate Nancy, mise sur «Le Skyline» son projet de bureaux «Eco-performants».
Une année 2012 mitigée, des perspectives 2013 encore floues, l’équipe de BNP Paribas Real Estate Nancy, mise sur «Le Skyline» son projet de bureaux «Eco-performants».
Une année 2012 mitigée, des perspectives 2013 encore floues, l’équipe de BNP Paribas Real Estate Nancy, mise sur «Le Skyline» son projet de bureaux «Eco-performants».

2012, une année mitigée pour l’immobilier d’entreprise ! Après deux années de croissance en 2010 et 2011 respectivement de 1,6 % et 1,7 %. La croissance de 0,1 % en 2012 n’a pas dopé les marchés immobiliers, c’est le moins que l’on puisse dire. «Pourtant l’investissement en immobilier d’entreprise concentre de plus en plus de capitaux en raison d’une part, de la maturité des marchés utilisateurs et, d’autre part, des déconvenues réalisées par le marché des actions, voire même du marché obligatoire», souligne Olivier Braun, directeur associé de BNP Real Estate France à Nancy. Avec la tertiarisation de l’économie, le marché des bureaux des métropoles régionales a aussi bien résisté qu’en Île de France avec 11.000 m² placés, soit seulement 13 % de baisse. Le niveau disponible à un an s’est stabilisé à 63.500 m² dont 19.000 de neuf soit 30 % de l’offre. La part du neuf affiche une hausse de 33 %. «Cette offre est composée des opérations Ecoparc ou en encore Plateau de Haye à Maxéville, dont le chantier est reparti récemment, mais aussi des opérations de restructuration comme celle engagée, dans les locaux du CIC, rue Poirel à Nancy», explique Olivier Braun.

Seconde main et petites surfaces

Tandis que l’offre de seconde main affiche un léger recul, -7 %, tout en profitant d’un bon niveau de transaction. En effet 67 % des transactions ont été réalisées sur des surfaces de seconde main. On notera que près de la moitié (49 %) de la demande exprimée, concerne des surfaces de moins de 750 m². Ainsi le marché de Nancy connaît une demande moyenne de l’ordre de 345 m², dont plus de la moitié en périphérie. «En nombre 87 % des demandes sont comprises entre 0 et 500 m². Cependant quelques implantations comme celles de Générale de Téléphonie (groupe Orange) sur Brabois ( 1.250m² ) ou encore des Services de l’Etat sur Rives de Meurthe (1.400 m²), ont animé le marché». Le volume de transaction affiche quand à lui un repli de 27 % avec un total de 25.500 m² placés auprès des utilisateurs. Concernant les valeurs locatives la tendance est à la stabilité sur les 12 derniers mois avec un loyer top à 180 euros HT/m²/an. En matière commerciale et logistique, la bataille du e-commerce a relancé le marché de la logistique, relance qui va se poursuivre en 2013. Le marché reste animé par des demandes locatives de petites surfaces et de seconde main (84 %). Les perspectives 2013 font envisager une baisse des volumes investis en France de la demande placée en bureaux, autour de 6 % par rapport à 2012. Les professionnels restent dans l’expectative. En attendant une hausse prévue en 2014 et 2015, les projets de Nancy Grand coeur et, en particulier le Skyline (voir encadré), vont offrir au marché une belle perspective de développement.