ONF

La filière «bois» aussi…

Nouvelle mission pour l’Office national des forêts ! Outre la gestion des forêts, l’ONF aura désormais pour vocation à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine. L’organisme d’État va donc jouer un rôle économique dans une région où le potentiel est bien là, mais pas les effectifs.

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Nouvelle mission pour l’Office national des forêts ! Outre la gestion des forêts, l’ONF aura désormais pour vocation à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine.
Nouvelle mission pour l’Office national des forêts ! Outre la gestion des forêts, l’ONF aura désormais pour vocation à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine.
Nouvelle mission pour l’Office national des forêts ! Outre la gestion des forêts, l’ONF aura désormais pour vocation à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine.
Nouvelle mission pour l’Office national des forêts ! Outre la gestion des forêts, l’ONF aura désormais pour vocation à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine.

Une gestion plus économique de la forêt lorraine et un rôle moteur dans le développement de la filière «bois», tel est le rôle que s’est vu assigner l’Office national des forêts par l’État. L’organisme aura désormais pour vocation, non plus seulement d’assurer la gestion durable de la forêt, mais aussi à favoriser le développement de la filière «bois» en Lorraine. Avec malheureusement moins d’effectifs. Un nouveau rôle que Jean-Pierre Renaud, directeur territorial pour l’Office national des forêts en Lorraine, accepte pleinement, «il se justifie quand on sait que la filière accuse un déficit commercial en France de plus de 6 milliards d’euros.Ma préoccupation est de savoir comment mieux la valoriser au service de l’économie, quelle valeur ajoutée peut-elle apporter» (Républicain Lorrain du samedi 9 Mars 2013). Car le potentiel est bel et bien là. Le patrimoine forestier lorrain soit : 223 000 hectares de domaniales, 363 000 ha appartenant aux collectivités (chênes et hêtres en forêts de plaine, sapins et épicéas en forêts de montagne), est mis en valeur par l’ONF. Un patrimoine, qui par la qualité de ses sols, a pour vocation de produire un bois d’oeuvre.

Effectifs réduits

Mais la filière «bois» pourrait mieux faire (voir encadré). «Nous avons le bois, mais pas l’outil de transformation. Nous n’avons pas suffisamment investi dans cet outil contrairement à nos voisins allemands», rappelle encore Jean-Pierre Renaud dans les colonnes de nos confrères. La Lorraine exporte son bois pour le voir revenir transformé et commercialisé sous forme de panneaux, de meubles, etc. Et pourtant les débouchés de la ressource sont nombreux, notamment dans la construction (maison à ossature bois), ou encore le bois énergie qui utilise les sousproduits d’exploitation. La mission de l’ONF consistera donc à veiller à l’approvisionnement des unités de première transformation que sont les scieries, alors qu’historiquement, la plupart du temps, il passe par les ventes publiques. Une approche économique qui implique au sein de l’organisme, «un changement de mentalité, l’émergence de nouveaux métiers de techniciens bois plus orientés vers la relation commerciale, et de logisticien». Les intentions et la motivation sont là, mais comme souvent il faut faire plus avec moins. En cause les contraintes budgétaires, crise oblige et la révision générale des politiques publiques initiées par l’ancien gouvernement. Les effectifs forestiers en Lorraine vont encore être revus à la baisse dans le nouveau contrat d’objectifs et de moyens 2012-2016. Une baisse a été fixée à 1,9 % par an et ramènera les effectifs à 563 fonctionnaires et 180 ouvriers d’ici 2016, répartis au sein des sept agences et 49 unités territoriales. Une réorganisation qui fut, on s’en souvient, fortement contestée par les agents de l’Office l’an dernier. Et qui selon Jean-Pierre Renaud atteint ses limites, «en termes de ressources humaines, on est parvenu à un seuil en dessous duquel il sera difficile de poursuivre correctement notre mission. Je souhaite une stabilisation. À l’évidence, nous ne pouvons plus travailler de la même façon.» le changement, c’est maintenant !