Territoires

Les Vosges en mode Eco…

Une délégation du Conseil économique, social et environnemental de Lorraine (CESEL) s’est rendue la semaine dernière dans les Vosges sur l’invitation de Gérard Claudel, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie territoriale vosgienne. Objectif : démontrer que l’organe régional de prospectives et de propositions basé à Metz n’oublie pas, loin de là, les préoccupations des entrepreneurs et décideurs vosgiens. En première ligne des inquiétudes : la suspension des travaux de la gare d’interconnexion de Vandières.

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Une délégation du CESE de Lorraine, emmenée par son président Roger Cayzelle, s’est rendue à Epinal, histoire de montrer tout son intérêt au développement économique du département.
Une délégation du CESE de Lorraine, emmenée par son président Roger Cayzelle, s’est rendue à Epinal, histoire de montrer tout son intérêt au développement économique du département.
Une délégation du CESE de Lorraine, emmenée par son président Roger Cayzelle, s’est rendue à Epinal, histoire de montrer tout son intérêt au développement économique du département.
Une délégation du CESE de Lorraine, emmenée par son président Roger Cayzelle, s’est rendue à Epinal, histoire de montrer tout son intérêt au développement économique du département.

De Metz, les Vosges peuvent paraître loin… très loin, voire trop loin pour certains ! C’est pour casser cette image de désintéressement de certaines instances décisionnelles régionales (notamment basées à Metz) que le Conseil économique, social et environnemental de Lorraine (CESEL) a accepté l’invitation de Gérard Claudel, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie territoriale des Vosges le 7 mars dernier. «Nous ne sommes pas une délégation étrangère venue du Bénin. Dans les Vosges, nous sommes chez nous. Nous siégeons peut-être à Metz, mais les Vosges nous préoccupent comme le reste de la région», affirme Roger Cayzelle, le président du CESEL lors de son arrivée au Centre d’affaires spinalien aux pieds de la gare TGV. C’est dans ce bateau Amiral du développement économique, prochainement renforcé par un escorteur de taille, version immeubles de bureaux en cours de construction, que Gérard Claudel a rappelé «l’ambition de désenclaver les Vosges et la Lorraine.» Aujourd’hui avec ces bâtiments «les chefs d’entreprises vosgiens peuvent recevoir leurs visiteurs parisiens à leur descente de TGV dans un environnement confortable et fonctionnel. De la même façon, les entreprises extérieures à notre département peuvent s’installer à une adresse prestigieuse. Ce nouveau quartier, à la fois éco-quartier et quartier d’affaires, renforce l’attractivité d’Epinal et des Vosges. Toutes ses réalisations démontrent notre foi en l’avenir de projets structurants pour notre région.»

Vandières : l’inquiétude…

Des atouts indéniables pour le département, mais qui auront un réel impact si les projets d’infrastructures régionaux annoncés perdurent. Et, c’est là que le bât blesse… et de nouveau la gare de Vandières, épinglée récemment par la Cour des Comptes sur sa réelle utilité, est mise en avant. «Il est indispensable pour le développement durable de la Lorraine que notre région dispose de cette gare d’interconnexion. Je veux dire une gare d’interconnexion digne de ce nom, véritablement connecté au réseau TER. Pour les sages de la Cour des Comptes, il faut suspendre les travaux de la gare de Vandières. C’est facile de rendre ce genre d’avis quand on siège à dix minutes de la gare Saint-Lazare ! Savent-ils que pour nous, Vosgiens, profiter de la gare de Louvigny impose un trajet aller-retour en voiture de plus de 240 km ? Ont-ils mesuré le coût en carburant et en CO2 que représente cette hérésie ? Ont-ils évalué son impact en termes de sécurité routière ?» À priori… non pour l’élu consulaire vosgien ! «C’est à nous Lorrains de reprendre la main sur ce dossier tout comme celui de l’électrification de la portion de la ligne ferroviaire qui va d’Epinal à Belfort. Nous devons tous ensemble, veiller à ce que les travaux ne soient pas suspendus.» Un appel à l’union sacrée, histoire de ne pas avoir une Lorraine à deux vitesses…