Collectivités territoriales

La mutualisation en questions…

2015… c’est demain ! Et pour les collectivités territoriales, c’est une nouvelle mini-révolution qui s’organise. Dans un peu moins de deux ans, l’adoption des schémas de mutualisation par les communautés de communes ou d’agglomération seront rendus obligatoires. En d’autres termes : place à la rationalisation aux économies d’échelle… tout comme dans une entreprise. L’aspect purement économique et productif semble être de nouveau pris comme sainte parole. De quoi se faire interroger les directeurs généraux des services. À l’appel des Unions régionales de l’Association des directeurs généraux des communautés de France (ADGCF) et du Syndicat national des directeur généraux des collectivités (SNDGCT), ils ont débattu le 12 avril dernier au coeur du Palais des Congrès de Vittel sur cette fameuse mutualisation aujourd’hui en marche.

Question de spécificités

«Il n’y a pas de modèle ni de standardisation possible ! L’organisation de la mutualisation des services est fonction des spécificités de chaque territoire et s’appuie aussi sur la gouvernance de la structure intercommunale. Cette démarche est pragmatique, elle doit être adaptée à chaque contexte local et à ses propres contraintes», assure Jean-Claude de Belly de l’ADGCF. «À l’heure où l’on redessine les frontières et où l’angle économique est un mauvais angle, il convient de ne pas sombrer dans un optimiste béat, ni dans la schizophrénie», renchérit Franck Lefebvre, le président de l’Union régionale de Lorraine du SNDGCT. Pendant toute la journée, les débats et les différentes contributions ont mis en avant, que cette mutualisation se doit être anticipée et préparée. «La mutualisation des services doit permettre d’offrir de nouvelles marges de manoeuvre», explique un participant. Une vision partagée par l’auditoire. Cette mutualisation se «doit d’être mise au service des projets de territoire.» Dont acte…