Michel Silva du cabinet Sil-Com

«La Positive attitude n’est pas un leurre…»

L’Insee qui annonce une nouvelle entrée en récession de l’Hexagone. Un pouvoir d’achat en berne. Un chômage qui explose. Le tout dans un attentisme latent et un climat anxiogène tenace. Dans ce contexte, oser animer une conférence sur le positivisme dans l’entreprise, c’est le défi relevé le 16 mai par Michel Silva, expert en développement commercial, devant les membres de l’Association des entrepreneurs de Rives de Meurthe à Nancy.

403
«Si l’on positive, on peut continuer à faire des affaires», assure Michel Silva, expert en développement commercial.
«Si l’on positive, on peut continuer à faire des affaires», assure Michel Silva, expert en développement commercial.
«Si l’on positive, on peut continuer à faire des affaires», assure Michel Silva, expert en développement commercial.
«Si l’on positive, on peut continuer à faire des affaires», assure Michel Silva, expert en développement commercial.

Les Tablettes Lorraines : L’Hexagone est de nouveau en récession, le climat est anxiogène à souhait, les entrepreneurs ont le moral au plus bas et vous tentez de faire passer le message de la «Positive attitude». Osé comme challenge ?
Michel Silva : Au contraire, c’est dans ces moments de doutes et d’incertitudes qu’il faut lancer ce message du positivisme et de l’optimisme. Tout le monde sait aujourd’hui qu’il ne faut pas trop attendre de changements venant de la sphère politique. Même si des plans sont aujourd’hui engagés, c’est à chaque acteur de la sphère économique de se bouger. Si l’on ne fait rien, on peut attendre longtemps.

Quels sont les pistes, conseils que vous donnez auprès des entrepreneurs aussi bien dans votre vie professionnelle où comme à l’occasion de cette conférence sur le positivisme en entreprise (voir encadré) ?
Sans tomber dans les travers du management version «Méthode Coué», l’entrepreneur se doit tout d’abord, et encore plus aujourd’hui, de briser sa bulle de l’isolement et de solitude qui le caractérise souvent. Aller à la rencontre de ses «congénères» est déjà une bonne avancée, histoire de confronter son point de vue et de partager ses interrogations et pourquoi pas, par la suite, trouver les réponses pour rebondir.

Ce rebond attendu passerait-il par ce fameux positivisme que vous prônez ?
De toute façon les gens qui sont de nature négative, le sont encore plus dans la période que nous connaissons. Si l’on positive, on peut continuer à faire des affaires. D’ailleurs bon nombre d’entreprises ont toujours une forte activité car elles ont su (re)fidéliser leurs clients en mettant en place une nouvelle stratégie.

Quelle est cette nouvelle stratégie à mettre en place que bon nombre de managers recherchent aujourd’hui ?
Il n’y a pas de recette miracle adaptable à tous ! Il faut déjà que les managers fassent un travail sur eux-mêmes, sur leur comportement par rapport à la situation actuelle. Il faut casser les modes de fonctionnement qui prévalaient, pendant disons les années fastes. Quand les affaires marchent bien beaucoup oublient, mettent de côté, l’essence même de l’entrepreneuriat. Prendre des risques, oser la nouveauté tout en la maîtrisant et être à l’écoute de ses clients et surtout de ses équipes.

En fait, c’est un retour aux fondamentaux et à l’humain que vous préconisez ?
Cela peut paraître aussi simple que cela mais aujourd’hui, c’est ce côté humain qui manque cruellement chez certains pour continuer à avancer. Nous sommes arrivés à une fin de cycle, ce sont ceux qui auront pris conscience de ce nécessaire retour aux valeurs humaines qui s’en sortiront.