Michel Jubert, président de la CCIT de Meuse

La CCIT 55 à l’initiative

La Chambre de commerce et d’industrie de la Meuse travaille sur un projet de construction d’un bâtiment à proximité de la gare TGV d’Issoncourt. L’objectif est d’apporter un nouveau service aux entreprises, tout en confortant l’attractivité de ce territoire rural. Explications avec Michel Jubert, le président du CCI Territoriale de la Meuse.

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«Le futur bâtiment à proximité de la gare TGV d’Issoncourt doit apporter un nouveau service aux entreprises», assure Michel Jubert, le président de la CCIT de Meuse.
«Le futur bâtiment à proximité de la gare TGV d’Issoncourt doit apporter un nouveau service aux entreprises», assure Michel Jubert, le président de la CCIT de Meuse.

Tablettes Lorraines : Vous êtes à l’initiative d’un projet de construction d’un bâtiment à proximité de la gare TGV Meuse d’Issoncourt. Où en est ce dossier ?
Michel Jubert :
On a choisi ce site stratégique avec l’objectif d’y implanter un lieu de rencontres pour les Meusiens, mais aussi pour les professionnels venant d’autres départements. On souhaite mettre à la disposition des entreprises des bureaux et des services. L’idée est née après avoir identifié un besoin des entreprises. Ce bâtiment sera également un point de chute pour les Lorrains, car depuis la gare TGV Meuse, on peut se rendre à Nancy, Metz ou Épinal. Dans le même temps, dans le cadre de la régionalisation, la CCI de la Meuse porte un projet régional autour de l’information économique de la Lorraine. La Meuse gérera ce dossier progressivement. Ce lieu géographique permettra donc de communiquer plus facilement avec nos collègues lorrains. On a d’ailleurs prévu de créer une salle pouvant accueillir 250 à 300 personnes. Aujourd’hui, certaines réunions ne se font pas en Meuse, car il n’y a pas d’infrastructures adaptées. On veut donc apporter une nouvelle réponse.

Quel est le calendrier prévisionnel de concrétisation de ce projet ?
Le Conseil général, propriétaire des terrains autour de la gare TGV nous a accordé une possibilité de créer notre projet sur une parcelle de sept hectares. On a lancé une étude de projet d’aménagement de façon à avoir une cohérence sur cette parcelle, sachant que notre construction s’étendra seulement sur deux hectares. Les conclusions seront rendues en septembre. Sur le principe, le département est d’accord, après on verra quelle option sera retenue entre un bail emphytéotique, une vente, une mise à disposition… Un concours d’architecte devrait être lancé dès l’automne, ce qui nous permettra d’avoir une maquette au cours du 1er trimestre 2014. On travaille actuellement à la recherche des financeurs (publics et privés). Mais l’objectif est que la première pierre soit posée en 2014.

Ce site à proximité de la gare TGV reste désespérément vide. Pensez- vous que votre projet peut justement dynamiser ce secteur géographique ?
On souhaite envoyer un signal aux investisseurs et porteurs de projets. Notre rôle est d’avancer et d’être aussi une locomotive pour que des projets économiques se concrétisent et que les dossiers bougent enfin. Ce bâtiment renforcera aussi l’attractivité de la Meuse. Si des activités et des investissements se développent autour d’Issoncourt, ce ne sera que bénéfique pour les arrêts TGV.

La Fédération du BTP 55 a fait part d’un certain optimisme lors de son centenaire organisé il y a quelques jours, quelle est la situation des autres secteurs d’activités ?

«Le futur bâtiment à proximité de la gare TGV d’Issoncourt doit apporter un nouveau service aux entreprises», assure Michel Jubert, le président de la CCIT de Meuse.
«Le futur bâtiment à proximité de la gare TGV d’Issoncourt doit apporter un nouveau service aux entreprises», assure Michel Jubert, le président de la CCIT de Meuse.

C’est assez disparate. D’une manière générale, les volumes des chiffres d’affaires sont en légère baisse ou étale, mais par contre, les résultats sont en chute libre. On arrive à un point de rupture, car cette situation dure depuis plusieurs années. À l’heure où un certain redémarrage se ressent, les entreprises disposent de mauvais bilans compte tenu des derniers résultats. Alors, quand les dirigeants se présentent auprès de leurs banques pour retrouver de nouveaux financements et relancer la machine, les banquiers sont frileux. D’une manière générale, il faut que les financeurs soient à l’écoute et au rendez-vous. J’encourage les chefs d’entreprise à aller à leur rencontre pour évoquer leurs projets. Il n’y a pas de raison que le financeur ne suive pas si les perspectives sont positives.