Pierre Nicora, président de la Fédération BTP 55

Le BTP 55 prépare son centenaire

Le 21 juin prochain, la Fédération du Bâtiment et des Travaux Publics de la Meuse célèbrera son centenaire au château des Monthairons. À cette occasion, 350 personnes sont attendues. À quelques jours de cette célébration, Pierre Nicora, le président se veut optimiste. Rencontre.

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«À l’occasion du centenaire de la Fédération, mon discours sera teinté d’optimisme car les voyants sont plutôt au vert», assure Pierre Nicora, le président de la Fédération du BTP de Meuse.
«À l’occasion du centenaire de la Fédération, mon discours sera teinté d’optimisme car les voyants sont plutôt au vert», assure Pierre Nicora, le président de la Fédération du BTP de Meuse.
«À l’occasion du centenaire de la Fédération, mon discours sera teinté d’optimisme car les voyants sont plutôt au vert», assure Pierre Nicora, le président de la Fédération du BTP de Meuse.
«À l’occasion du centenaire de la Fédération, mon discours sera teinté d’optimisme car les voyants sont plutôt au vert», assure Pierre Nicora, le président de la Fédération du BTP de Meuse.

Les Tablettes Lorraines : En début d’année, vous aviez sonné l’alerte en évoquant des carnets de commandes en chute libre, un niveau de prix jugé bas et des problèmes de trésorerie. Où en est la situation ?
Pierre Nicora :
Les prix sont restés relativement bas. En revanche, ce qui est paradoxal, c’est qu’il y a beaucoup d’affaires programmées dans le département. Ce volume devrait satisfaire de nombreuses entreprises. On est donc aujourd’hui moins inquiet qu’en début d’année. Par contre, nous n’avons pas réglé le problème des prix. Dans ce dossier, les entreprises ont une part de responsabilité, même s’il faut savoir que pour regarnir leurs carnets de commandes, de nombreux dirigeants ont eu la tentation de baisser leurs prix.

Quelle pourrait être la solution ?
C’est difficile à dire. En tout état de cause, nous préparons actuellement une convention à destination des maîtres d’ouvrage sur les offres anormalement basses. L’objectif est de mieux les détecter, mais aussi de noter noir sur blanc les engagements de chacun. Nous souhaitons que cette convention se concrétise à l’automne prochain par des signatures avec le Conseil général, l’OPH (Office Public de l’Habitat), l’agglomération de Bar-le-Duc…

Dans quelques jours, le centenaire de la Fédération se tiendra. Comment se prépare cette grande manifestation ?
Ce sera avant tout un événement festif pour les entreprises. On attend 350 personnes. Mon discours sera teinté d’optimisme, car les voyants sont plutôt au vert. Ce sera l’occasion de retracer un petit historique de la Fédération. Nous avons choisi de ne pas miser sur un conférencier comme c’est le cas habituellement, mais sur un humoriste, en l’occurrence Rémi Marceau. L’ambiance sera aussi assurée par des musiciens et deux montgolfières positionnées sur le site.

Vous avez décidé de passer la main. Préparez-vous justement la transmission pour assurer la continuité ?
J’ai souhaité partir avant, mais comme il n’y avait pas de candidat pour poursuivre l’action, je continue jusqu’en novembre 2014. Il va falloir au cours de cette année identifier une personne et travailler ensuite en binôme. Le problème est que l’on ne peut pas choisir un chef d’entreprise trop jeune, car il faut s’investir au sein de la Fédération. Il faut être présent lors de réunions, représenter la profession et défendre les intérêts des entreprises. Le rôle est donc important et demande du temps. L’idéal est que quelqu’un se déclare avant la fin de l’année. Il faudra aussi que ce soit une personne qui fasse l’unanimité, car on ne peut pas se permettre de diviser. On n’a pas le droit à l’erreur et il ne faudra pas se tromper sur l’homme, car il ne s’agira pas de détruire ce qui a été progressivement construit, mais de continuer d’être au service de nos adhérents.