Laboratoire de Bure

Devenir une terre d’accueil industriel

Comme le prévoit la loi de 2006, le CEA (Commissariat à l’énergie atomique), Areva et EDF ont dressé le bilan de leurs actions d’accompagnement économique du laboratoire de Bure. L’heure est à l’optimisme avec la création d’un pôle d’excellence de la maintenance nucléaire.

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Le CEA, AREVA et EDF ont dressé le bilan de leurs actions d’accompagnement économique du laboratoire de Bure en présence du préfet de Haute-Marne et de la préfète de Meuse.
Le CEA, AREVA et EDF ont dressé le bilan de leurs actions d’accompagnement économique du laboratoire de Bure en présence du préfet de Haute-Marne et de la préfète de Meuse.
Le CEA, AREVA et EDF ont dressé le bilan de leurs actions d’accompagnement économique du laboratoire de Bure en présence du préfet de Haute-Marne et de la préfète de Meuse.
Le CEA, AREVA et EDF ont dressé le bilan de leurs actions d’accompagnement économique du laboratoire de Bure en présence du préfet de Haute-Marne et de la préfète de Meuse.

«Les perspectives s’ouvrent sur un avenir prometteur pour le développement économique». C’est avec ces mots que Bruno Fredet, le directeur du développement économique pour EDF en Meuse et en Haute-Marne a accueilli le 12 juillet, à l’espace technologique de l’Andra de Saudron les élus locaux et les représentants des chambres consulaires en présence de Jean-Paul Celet, préfet de Haute- Marne et Isabelle Dilhac, préfète de la Meuse. À cette occasion, les trois opérateurs de la filière nucléaire ont mis en avant des données précises, évoquant un chiffre d’affaires de 170 millions d’euros engagés auprès des PME locales depuis 2006. D’ailleurs, leur engagement a entraîné la création ou le maintien de 1 685 emplois, dont 1 000 à ce jour en Meuse et en Haute-Marne à travers les dispositifs de soutien EDF-Safidi et Areva-Delfi. EDF a également rappelé l’importance du programme MDE (maîtrise de la demande en énergie), qui s’est soldé par 370 emplois créés depuis 2006 dans le Bâtiment. Grâce à cette opération, les deux départements ont pris de l’avance sur le reste du territoire national, qui sera engagé dans la transition énergétique voulue par le Gouvernement. L’année 2012 a aussi été marquée par le redémarrage du projet Syndièse, qui vise à créer une unité de production de biocarburant de 2ème génération. Le chantier de construction du pré-démonstrateur devrait prochainement démarrer.

Des groupements d’entreprises
Si des projets aboutissent à la plus grande satisfaction de Bruno Sido, le patron du Conseil général de la Haute-Marne estime que «les entreprises doivent se réveiller pour répondre aux appels d’offres». Même constat du côté des préfets qui évoquent une vraie volonté des chefs d’entreprise… reste à trouver les moyens de lancer une dynamique. La réponse passera inévitablement par des groupements. «Il faut monter en compétences pour les entreprises, les outils, les capacités et les formations afin que les espoirs ne soient pas déçus», analyse le préfet coordinateur Isabelle Dilhac. L’espoir, il en est évidemment question autour du pôle EDF d’excellence en maintenance nucléaire, qui annonce 115 millions d’euros d’investissement et 190 emplois directs auxquels s’ajoutent 200 emplois indirects. Ce pôle va s’articuler autour de la future base de maintenance de Saint-Dizier qui verra le jour en 2017, mais pas seulement. Dans ce projet, la plate-forme de Velaines va voir sa capacité augmenter de 60 % à l’horizon 2016 avec un investissement supplémentaire de 25 millions et la création d’une trentaine d’emplois. Le territoire doit se préparer à devenir une terre d’accueil pour l’industrie. Seule ombre au tableau : le volume d’achats a marqué le pas en 2012. La crise n’explique pas tout. La situation économique des entreprises locales rencontrant des problèmes de fonds propres inquiète. Si des projets d’importance sont prévus dans les dix ans à venir, les PME locales vont devoir tenir. En attendant, Christian Namy, le président du CG 55 et sénateur, absent de ce rendez-vous a fait savoir qu’il n’était pas satisfait de l’action des trois opérateurs de la filière nucléaire et attendait «beaucoup plus». Ce message a d’ailleurs été relayé tout récemment auprès du cabinet du Premier ministre.