Conjoncture

Les Vosges à basse altitude…

Baisse d’activité, des carnets de commandes, de l’investissement. Rien de bien nouveau en matière d’enquête conjoncturelle, mais des inquiétudes grandissantes modérées par un pseudo optimisme estival de rigueur. Nouvelle confirmation lors de la présentation de l’Observatoire des entreprises des Vosges (Odev) le 16 juillet à Épinal.

333
«Il est impossible d’envisager un regain d’activité pour le prochain semestre», assure Khaled Zainine, chargé d’études économiques à la CRCIL.
«Il est impossible d’envisager un regain d’activité pour le prochain semestre», assure Khaled Zainine, chargé d’études économiques à la CRCIL.
«Il est impossible d’envisager un regain d’activité pour le prochain semestre», assure Khaled Zainine, chargé d’études économiques à la CRCIL.
«Il est impossible d’envisager un regain d’activité pour le prochain semestre», assure Khaled Zainine, chargé d’études économiques à la CRCIL.

L’entrepreneur vosgien serait-il plus enclin à l’optimisme que ses confrères des autres départements lorrains ? Peut-être ! «Les perspectives personnelles des chefs d’entreprise se dégradent moins dans les Vosges», assure Khaled Zainine, chargé d’études économiques à la Chambre régionale de commerce et d’industrie Lorraine (CRCIL) à l’occasion de la présentation de l’Observatoire des entreprises des Vosges (Odev) pour le premier semestre au Centre d’affaires d’Épinal le 16 juillet. Hormis ce constat jugé positif, c’est morosité à tous les étages ! «Le ralentissement de l’activité anticipé par les chefs d’entreprise lors de notre précédente enquête s’est confirmé. En effet, la majorité des indicateurs conjoncturels du premier semestre révèlent une baisse sensible du rythme de croissance de l’économie dans le département des Vosges.» Baisse des effectifs. Baisse du recours au travail temporaire, même si un léger mieux apparaît frémir (voir encadré). Baisse des actions de formation. Baisse de l’investissement. Que de la baisse !

Tassement de la situation…
Logique, si l’entrepreneur est un preneur de risques, il n’en est pas pour autant kamikaze. «Il existe un manque d’optimisme général pour le semestre à venir. Les programmes d’investissement sont repoussés d’un semestre à l’autre. Ces programmes garderont la même orientation défavorable dans le semestre à venir. Près de 40 % des entreprises vosgiennes envisagent de réduire leur investissement. » Une inquiétude généralisée dans l’ensemble des secteurs d’activités et signe nouveau mais encore un peu plus interrogatif : «ce sont les entreprises de plus de cinquante salariés qui sont les plus inquiètes.» En d’autres termes, les moteurs d’une locomotive conjoncturelle aujourd’hui quasiment à l’arrêt commencent à se gripper. «Dans les six mois à venir, il y aura au mieux un tassement de la situation avec une fin de la dégradation ! Il est impossible d’envisager un regain d’activité pour l’économie vosgienne..» De l’atonie en perspective… un moindre mal. «Tous les secteurs d’activité anticipent un environnement toujours dégradé dans les six mois à venir. L’activité continuerait à évoluer à court terme, à un rythme très peu soutenu mais moins dégradé qu’au premier semestre.» Quid alors du véritable retour à la croissance ? Les chefs d’entreprise vosgiens sont 30 % à ne pas avoir d’opinion sur le sujet. 5 % voient son potentiel retour au premier semestre 2014 et une grande majorité pas avant 2015. Encore deux ans de carence… au mieux !

PARTAGER
Article précédentEssilor joue la carte MRS
Article suivant