Agroalimentaire

Saint-Hubert : 40 ans de margarine à Ludres

Patrick Cahuzac, le président de Saint-Hubert, est venu en personne le 20 juin, fêter les quarante ans de son usine de Ludres. L’occasion pour le groupe, détenu depuis l’an passé par un fonds d’investissement britannique, d’afficher sa bonne santé (136 millions d’euros de chiffre d’affaires) et son ancrage territorial régional.

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«Ce ne sont pas les actionnaires qui font fonctionner l’usine, ce sont les hommes et femmes qui la composent», assure Patrick Cahuzac, le président de Saint-Hubert.
«Ce ne sont pas les actionnaires qui font fonctionner l’usine, ce sont les hommes et femmes qui la composent», assure Patrick Cahuzac, le président de Saint-Hubert.
Saint-Hubert fête cette année les 40 ans de son usine de Ludres. Chaque année, plus de 35 000 tonnes de produits sortent des trois lignes de production.
Saint-Hubert fête cette année les 40 ans de son usine de Ludres. Chaque année, plus de 35 000 tonnes de produits sortent des trois lignes de production.

Quarante ans… qui auraient pu ne jamais être fêtés ! Saint-Hubert, l’un des fleurons de l’industrie agroalimentaire lorraine a connu ses heures sombres dans les années quatre-vingt et quatrevingt- dix. Quinze ans plus tard, Patrick Cahuzac (ancien directeur industriel chez Danone), reprend les rênes du groupe et même si depuis l’an passé les «Saint-Hub» ont été rachetés par le fonds d’investissement britannique Montaigu (le troisième actionnaire en huit ans) «ce ne sont pas les actionnaires qui font fonctionner l’usine, ce sont les hommes et femmes qui la composent». Les actionnaires made in UK n’ont pas trop à se plaindre. Saint-Hubert affiche 136 millions d’euros de chiffre d’affaires net consolidé au compteur. Une croissance régulière de 5 % par an pour un effectif total de «seulement» 215 personnes dont 115 sur le site de Ludres. 35 410 tonnes de matières grasses (avec en première ligne les fameuses St-Hubert 41 et St-Hubert Oméga 3) sortent chaque année des trois lignes de production lorraine, arrosant un marché national estimé à 67 700 tonnes (source : IRI mars 2013).

Nouveaux projets en 2014

«Ce ne sont pas les actionnaires qui font fonctionner l’usine, ce sont les hommes et femmes qui la composent», assure Patrick Cahuzac, le président de Saint-Hubert.
«Ce ne sont pas les actionnaires qui font fonctionner l’usine, ce sont les hommes et femmes qui la composent», assure Patrick Cahuzac, le président de Saint-Hubert.

Avec près de 40 % des parts de marché, Saint-Hubert partage aujourd’hui le leadership avec ses principaux concurrents Unilever et Lactalis. Une force de frappe présente également à l’étranger via sa filiale italienne Valle. Les Italiens détiennent aujourd’hui près de 70 % du marché national en valeur. Le tout avec un point d’honneur donné à la Recherche et au Développement avec des investissements annuels de l’ordre de 2,1 millions d’euros dans ce seul domaine. La marque s’est reconstruite autour de cette image du bien-être et de la santé. «La qualité nutritionnelle est plus qu’une préoccupation, pour nous c’est un réel engagement au quotidien. Pour proposer des produits à la fois sains et gourmands, nous travaillons main dans la main avec des professionnels de santé pour apporter des réponses concrètes à des besoins spécifiques», assure Patrick Cahuzac. Début 2014, de nouveaux projets devraient d’ailleurs être annoncés. Les lignes de production de l’usine de Ludres devraient donc continuer à tourner à plein régime.