Université d’été du Medef

Une retraite patronale offensive

L’Université du Medef vient de se dérouler en plein débat houleux sur la nouvelle réforme des retraites. Une réforme où les entreprises seront de nouveau mises à contribution. Du pain béni pour Pierre Gattaz, le président national du mouvement, pour lancer son programme patronal de reconquête France 2020.

Les Lorrains, à l’image de Christine Bertrand, la présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle, sont venus en force à la première Université d’Eté du Medef sous l’ère Gattaz.
Les Lorrains, à l’image de Christine Bertrand, la présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle, sont venus en force à la première Université d’Eté du Medef sous l’ère Gattaz.
Les Lorrains, à l’image de Christine Bertrand, la présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle, sont venus en force à la première Université d’Eté du Medef sous l’ère Gattaz.
Les Lorrains, à l’image de Christine Bertrand, la présidente du Medef de Meurthe-et-Moselle, sont venus en force à la première Université d’Eté du Medef sous l’ère Gattaz.

L’Université d’été du Medef, c’est un peu comme une retraite patronale où les chefs d’entreprises se retrouvent, histoire de se remonter à bloc avant une reprise de rentrée, et peut-être cette année, d’activité. La première édition de l’ère Gattaz n’a pas dérogé à la règle et les troupes lorraines étaient bien présentes dans les travées du campus HEC de Jouy-en-Josas à la fin août (voir encadré). Un Pierre Gattaz remonté, notamment contre la réforme des retraites annoncée par le gouvernement, même si la hausse des cotisations patronales sera compensée dès l’année prochaine par la baisse des cotisations familiales payées par les entreprises.

Reconquête en marche
«En faisant le choix d’une non-réforme, en refusant d’avoir un discours de réalité et de clarté, le gouvernement ne répond pas à l’urgence de la situation alors que le déficit cumulé du système de retraites sera de 200 milliards en 2020», lance le nouveau président du Medef lors de son discours d’introduction en appelant à la suppression de l’ISF «impôt symbole qui ne sert à rien, sauf à décourager les investisseurs et les actionnaires» tout en rêvant de voir définitivement régler le sort des 35 heures et voir l’effacement rapide des milliards d’euros de charges qui, selon lui, pèsent actuellement sur les entreprises. La bataille de la reconquête patronale de la capacité à tracer un destin pour la France est lancée…