Vandoeuvre

L’écoquartier du futur

Mi-décembre s’est déroulée une visite inaugurale du parc Henri et Jean Prouvé, première réalisation achevée du futur «écoquartier» Biancamaria de Vandoeuvre, dont la végétation à l’instar du projet n’est pas encore sortie de terre. Exemple de ce qu’on peut faire avec un ancien site militaire à reconvertir.

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Cela ne se voit pas encore, mais entre le boulevard Barthou et la rue du 8e RA à Vandoeuvre s’élèvera bientôt un projet à 13,5 millions d’euros : l’«écoquartier» Biancamaria.
Cela ne se voit pas encore, mais entre le boulevard Barthou et la rue du 8e RA à Vandoeuvre s’élèvera bientôt un projet à 13,5 millions d’euros : l’«écoquartier» Biancamaria.
Cela ne se voit pas encore, mais entre le boulevard Barthou et la rue du 8e RA à Vandoeuvre s’élèvera bientôt un projet à 13,5 millions d’euros : l’«écoquartier» Biancamaria.
Cela ne se voit pas encore, mais entre le boulevard Barthou et la rue du 8e RA à Vandoeuvre s’élèvera bientôt un projet à 13,5 millions d’euros : l’«écoquartier» Biancamaria.

De la terre retournée et quelques allées de béton clair qui mènent à une aire de jeux déserte. Cela ne se voit pas encore, mais entre le boulevard Barthou et la rue du 8e RA à Vandoeuvre s’élèvera bientôt un chantier à 13,5 millions d’euros : celui de l’«écoquartier» Biancamaria. La partie réellement visible des travaux ne devrait débuter qu’après les municipales à la mi-2014, mais le 17 décembre était néanmoins le moment choisi pour une visite inaugurale du parc Jean et Henri Prouvé, première phase achevée du chantier Biancamaria, dont la végétation à l’instar des bâtiments n’est pas encore sortie de terre. L’occasion pour André Rossinot, président du Grand Nancy, et Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre-lès-Nancy, de faire le tour de ce quartier du futur.

Double stratégie

Située sur d’anciens sites militaires, la ZAC Biancamaria, du nom d’un capitaine mort pour la France en 1959, est une opération d’aménagement dirigée pour le Grand Nancy par la Solorem, qui vise à reconvertir d’anciens sites militaires. Le projet a un double objectif : redynamiser l’agglomération par l’A330 et créer un quartier habité de grande qualité environnementale et de mixité sociale. Il accueillera à terme 680 logements collectifs, individuels ou intermédiaires (voir notre encadré) dont les permis de construire ont été accordés à différents opérateurs : Nexity, Meurthe-et-Moselle Habitat, Novemia, Bouygues, Batigère, Icade… Le quartier Biancamaria bénéficie d’apports de la communauté urbaine de 1,7 million d’euros pour équilibrer le bilan de la zone, et de 700 000 euros pour atténuer le coût des constructions.

Colonne végétale

«L’accent a été mis sur la diversité : sur la même parcelle, on pourra avoir différents types de logement, des maisons individuelles aux immeubles collectifs», présente Marc Verdier, l’urbaniste engagé par la Solorem. Mais la première réalisation concrète pour l’instant, ce sont les voiries internes du parc Jean et Henri Prouvé, véritable colonne vertébrale végétale de 12 000 m². Conçu pour assurer l’infiltration des eaux pluviales et comme une allée agréable à parcourir à pied ou à vélo, cet écrin de verdure parcourra le futur quartier. «L’objectif était que le maximum d’habitants puissent profiter d’un bout de jardin», explique encore Marc Verdier. Autre volonté forte : réduire la place des voitures en ne dépassant pas une place de stationnement par logement. «Dans 20 ans, il y aura peut-être moins de voitures qu’aujourd’hui », argumente Marc Verdier. Un choix désapprouvé par Stéphane Hablot, maire de Vandoeuvre. «Les projets Nexity et Batigère ont prévu 0,7 parking par appartement (…) c’est intolérable, nous revendiquons au minimum une place par logement», tonne-t-il sur le site ici-c-nancy.fr, avant de proposer de changer le plan local d’urbanisme imposant les normes. Affaire à suivre d’ici l’emménagement des premiers habitants début 2015….