Michel Jubert, président de la CCI de la Meuse

«Avoir des disponibilités immédiates»

La Chambre de commerce et d’industrie territoriale de la Meuse a repris en main le dossier d’aménagement de la zone d’activités des Annonciades à Ligny-en-Barrois avec la volonté d’apporter des réponses rapides et adaptées aux entreprises. Explications avec son président, Michel Jubert.

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«Il faut des disponibilités immédiates pour des industriels venant de l’extérieur du département », prévient Michel Jubert, le président de la CCI Territoriale de la Meuse.
«Il faut des disponibilités immédiates pour des industriels venant de l’extérieur du département », prévient Michel Jubert, le président de la CCI Territoriale de la Meuse.
«Il faut des disponibilités immédiates pour des industriels venant de l’extérieur du département », prévient Michel Jubert, le président de la CCI Territoriale de la Meuse.
«Il faut des disponibilités immédiates pour des industriels venant de l’extérieur du département », prévient Michel Jubert, le président de la CCI Territoriale de la Meuse.

Les Tablettes Lorraines : Pourquoi la CCI de la Meuse s’est positionnée dans le cadre du projet d’aménagement de la zone des Annonciades à Ligny-en-Barrois ?
Michel Jubert :
La naissance de ce projet fait suite à une demande d’un industriel qui recherchait un terrain relié au gaz et implanté sur le secteur longeant la Nationale 4. Or, ce n’est pas le cas de toutes les zones d’activités. Au même moment, la zone des Annonciades de Ligny-en-Barrois était disponible et en cours d’aménagement. Nous nous sommes donc rapprochés de la commune puis de l’agglomération en charge de cet équipement. Il fallait apporter une réponse très rapide à l’industriel pour éviter qu’il ne parte s’installer hors de Meuse. Les élus l’ont très bien compris. Alerté, le bureau de la Chambre de commerce a décidé de se porter acquéreur de la zone en mars. C’était cohérent, car pour aller vite, il fallait limiter le nombre d’interlocuteurs.

Où en est le dossier désormais ?
MJ :
Malgré les élections municipales et les délais administratifs, on devrait boucler le dossier autour du 20 mai. Les travaux doivent démarrer très rapidement avec l’objectif que la zone puisse être prête à recevoir des bâtiments. Nous souhaitons demander des permis de construire pour ne pas faire perdre de temps aux chefs d’entreprise.

Cette réactivité est-elle vraiment une nécessité dans la compétition territoriale ?
MJ :
Oui, car nous avons déjà perdu des candidats, faute de solution immobilière adaptée, qui existait en revanche chez nos voisins. Nous sommes dans notre rôle d’aménageur du territoire. C’est un travail mené avec Meuse Entreprise, qui capte les demandes des entreprises souhaitant venir s’installer sur notre territoire. Concernant les Annonciades, nous avons besoin d’une zone qui apporte de la valeur ajoutée et des emplois. Il faut des disponibilités immédiates pour des industriels venant de l’extérieur du département. Sur ce secteur entre Bure d’un côté et Safran de l’autre, il devrait y avoir des opportunités, encore faut-il que l’offre soit satisfaisante pour les entreprises. On doit miser sur des zones dignes de ce nom à taille humaine autour de cinq hectares.

Parallèlement à ce dossier, où en est votre projet de création d’un bâtiment à proximité de la gare TGV Meuse à Issoncourt ?
MJ :
Ce projet est toujours d’actualité. Nous avons travaillé, maintenant nous ne sommes toujours pas propriétaire du terrain. Nous attendons donc la décision du Conseil général concernant la parcelle de terrain qu’il devrait nous rétrocéder pour avancer. Le dossier devrait être débloqué assez rapidement.

Pour conclure, un petit mot conjoncturel.Quel est actuellement le sentiment des chefs d’entreprise que vous rencontrez ?
MJ :
Le commerce rencontre actuellement de grandes difficultés, tout comme le bâtiment. Partout c’est difficile. L’industrie se tend et je ne parle même pas des trésoreries. Je suis certes inquiet et je pense d’ailleurs à l’épée de Damoclès au-dessus de la Sodetal, qui représente un gros employeur sur la Vallée de l’Ornain. Globalement, les chefs d’entreprise attendent, car l’emploi ne se décrète pas. Le patron, digne de ce nom, recrutera quand il le pourra mais avec un décalage, car vu le contexte, il sera inévitablement très prudent. On doit en être tous conscients.