Grande Guerre : l’offensive est lancée…

C’est parti pour quatre ans. Le mois d’août 2014 voit le début de la commémoration du centenaire de la Grande Guerre. Quatre années où le tourisme de mémoire va battre son plein en Lorraine, mais attention aux dérives et récupérations intempestives.

Le mois d’août de cette année marque le début officiel de la commémoration de la Grande Guerre.
Le mois d’août de cette année marque le début officiel de la commémoration de la Grande Guerre.
Le mois d’août de cette année marque le début officiel de la commémoration de la Grande Guerre.
Le mois d’août de cette année marque le début officiel de la commémoration de la Grande Guerre.

16 heures, le 1er août dernier, le tocsin sonne dans bon nombre de villes et villages de Lorraine pour commémorer la mobilisation générale et le début de ce qui aurait dû être la «Der des Ders». La commémoration du centenaire de la Grande Guerre est officiellement lancée. D’août 1914 à novembre 1918, le sang coula en abondance sur le sol lorrain. Les premiers Français et Allemands tombent en Lorraine dès le 20 août sur les hauteurs de la colline du Léomont à quelques encablures de Lunéville sur ce qui fut le premier véritable affrontement physique de la Grande Guerre, prémices à la Bataille du Grand Couronné. La nécropole nationale de Friscati aux abords de la D400 est l’un des innombrables sites de mémoire dont regorge la région.

Attention aux dérives
L’offensive touristique est lancée après une préparation des troupes bien menée. Le centenaire de la Grande Guerre se veut un moteur touristique indéniable avec ses retombées économiques attendues. Reste que ce tourisme de mémoire est plus que particulier, surtout dans nos terres. Les dérives néfastes peuvent être nombreuses à l’image, il y a quelques jours, d’un hypermarché meusien ayant eu la «bonne» idée d’illustrer ses offres de produits de charcuterie du terroir avec une photo de l’ossuaire de Douaumont. Le directeur de l’établissement s’est simplement excusé… Il est peut-être bon de rappeler que la «boucherie» de Verdun a fait plus de 700 000 victimes. Commémorer, oui, récupérer, non ! Gare aux dérives pendant ce temps de commémoration.