Restauration

Hélène Chaumet cuisine authentique

Une nouvelle adresse de restauration-salon de thé a ouvert au cœur de Nancy. Dans un secteur hyper concurrentiel, elle se distingue par l’atypisme de sa créatrice Hélène Chaumet. Le lieu gourmand est une symbiose entre produits du terroir et ambiance rétro. «Le Cœur sur la main» vous ouvre ses portes.

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Hélène Chaumet a le «Coeurr sur la main».
Hélène Chaumet a le «Coeur sur la main».
Hélène Chaumet a le «Coeurr sur la main».
Hélène Chaumet a le «Coeur sur la main».

À deux pas du centre Saint-Sébastien, dans la très fréquentée rue du Grand Rabbin Hagenauer, le nom de l’enseigne interpelle : «Le Cœur sur la main». Il suffit de pousser la porte et de faire quelques pas à l’intérieur pour être saisi d’une agréable sensation. Il règne ici comme un parfum d’autrefois : la grande fresque murale mêlant enfant et pain, les pots de confitures rappelant ceux de grand-maman, le tableau noir, les boîtes à biscuits et autres bonbonnières, les boiseries et mille petits détails qui confèrent un charme certain… De sa cuisine sort Hélène Chaumet, dynamique jeune femme de 30 ans. C’est ici la patronne. Son parcours n’a rien de banal.

Du commercial à la cuisine
L’esprit d’entreprise a toujours habitée Hélène Chaumet. D’abord parce que ses parents sont gérants des transports Varnier à Ludres : «Depuis petite, j’ai vécu dans cette ambiance. Cela m’a sans doute donné tôt le sens des responsabilités et de l’exigence». Après son cursus, elle devient ingénieure commerciale chez Ricoh, spécialiste nationale de produits bureautiques. Durant huit ans, Hélène Chaumet développe un large réseau. Son professionnalisme lui permet de gérer les grands comptes pour la région Est, avec autonomie et savoir-faire : «J’étais alors une femme d’affaires épanouie et je gagnais bien ma vie ». Début 2014, l’entreprise subit un plan social. Hélène Chaumet n’est pas impactée. Ce qui n’est pas le cas de son mari Éric, lequel travaille aussi chez Ricoh. Pour lui éviter un licenciement, elle propose un échange de postes, elle, négociant son départ pour nourrir un projet qui lui tient à cœur : être à la tête de sa propre affaire dans le domaine de la pâtisserie : «Pendant longtemps, je n’ai rien eu d’un cordon bleu. C’est venu quand j’ai quitté le domicile parental». Dans la foulée, elle passe avec succès, en candidate libre, son CAP de pâtissière au CEPAL de Laxou. La reconversion professionnelle est faite. L’aventure est lancée.

Producteurs locaux et clientèle d’entreprises
Sa priorité est dans un premier temps de s’entourer de professionnels : Patrick Gros, l’ancien chef de cuisine du restaurant Arôm, devenu son coach culinaire, Jean-Marie, un ami architecte en retraite, et Alexis-Lorraine, pépinière régionale de créations. Proches et amis constituent son bataillon de soutiens. Hélène Chaumet poursuit : «Je ne me voyais pas ouvrir l’un de ces restaurants déshumanisés où l’on sert sans le sourire. Mes clients sont mes convives. J’ai envie de les cocoonner.» Côté carte, «Le Cœur sur la main» se différencie en faisant la part belle aux producteurs et artisans locaux, des jus de fruits naturels à la bière de l’Abbaye des Prémontrés en passant par les produits frais venant des fermes jusqu’aux gâteaux faits maison. De quoi titiller les papilles. Hélène Chaumet note : «J’ai une cuisine ouverte à la vue de tous. Je veux que l’on voie ce que je cuisine et comment. La traçabilité est essentielle». Professionnelle jusqu’au bout des ongles. Depuis quelques jours, elle a un emploi du temps bien cadencé. Le matin, elle emmène sa fille Élise à l’école. Ouverture du magasin à 8h30. Les journées se font au rythme des fourneaux, des livraisons. Avec un leitmotiv : toujours anticiper. Jusqu’à 17 heures Hélène Chaumet indique : «Je sais ce qu’est une vie dans les affaires. Je veux voir grandir mon enfant et ne pas la sacrifier». Pour les mois futurs, elle ne manque pas d’idées : «Densifier ma clientèle. Accueillir des repas d’affaires, des cocktails d’entreprises. Faire de l’événementiel». Une dernière question, pourquoi «Le Cœur sur la main» ? Réponse de l’intéressée : «Parce que je veux transmettre mes valeurs. C’est tout le sens de ce que j’entreprends aujourd’hui».