Edito:

Non merci pour ces moments

Quel bilan de la rentrée en cette fin septembre ? Quelques jours ensoleillés un tantinet salvateurs pour les professionnels du tourisme après les mois de juillet et août moribonds. À l’Est, au Nord, au Sud, à l’Ouest, à part l’été indien rien de bien nouveau sous le soleil malgré les pseudos bouleversements toujours bien orchestrés. […]

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Quel bilan de la rentrée en cette fin septembre ? Quelques jours ensoleillés un tantinet salvateurs pour les professionnels du tourisme après les mois de juillet et août moribonds. À l’Est, au Nord, au Sud, à l’Ouest, à part l’été indien rien de bien nouveau sous le soleil malgré les pseudos bouleversements toujours bien orchestrés. Un nouveau gouvernement, une croissance chétive, une inflation microscopique, des professions réglementées énervées au point de voir des huissiers de justice ou encore des notaires dans la rue, un livre brûlot genre vengeance d’une femme de la part de l’ex-première dame de France ou encore un secrétaire d’État gentiment remercié pour ses dérives fiscales. Tous ces faits et moments sont le côté face pris en pleine figure via le fil de l’actualité. Côté pile, c’est la lassitude, l’exaspération, la grogne silencieuse qui monte dans ces strates sociétales habituellement peu (voir pas du tout) revendicatrices. Sur le front des PME-PMI, rien de bien nouveau hormis ce sentiment de ras-le-bol généralisé. Un ras-le-bol palpable comme à l’occasion d’un petit déjeuner patronal à Lunéville au début du mois où des dirigeants de TPE étaient venus s’informer sur les mécanismes existants pour les sortir de leurs difficultés financières. Un seul mot résume leur sentiment : incompréhension…un mur d’incompréhension. À quand le jour où les bonnes questions seront posées et surtout les bonnes réponses apportées s’interroge aujourd’hui l’univers entrepreneurial, pas celui du CAC 40 mais celui des entrepreneurs de terrain et de proximité. Des réponses à venir rapidement, histoire d’éviter que ces moments pas très glorieux de préambule automnal ne deviennent, hélas, routiniers.