Coiffure

Marjorie Hernandez dans l’Hair du Temps

À deux pas du château de Lunéville, un salon de coiffure pas tout à fait comme les autres connaît un succès croissant. À sa tête, une passionnée : Marjorie Hernandez. Poussons la porte d’un endroit aux accents charmants.

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Marjorie Hernandez, coiffeuse, visagiste et maquilleuse allie passion et professionnalisme.
Marjorie Hernandez, coiffeuse, visagiste et maquilleuse allie passion et professionnalisme.
Marjorie Hernandez, coiffeuse, visagiste et maquilleuse allie passion et professionnalisme.
Marjorie Hernandez, coiffeuse, visagiste et maquilleuse allie passion et professionnalisme.

«J’ai toujours coiffé, de mes premières poupées Barbie à mes proches et amis jusqu’à ma clientèle à présent !» Marjorie Hernandez ne manque pas d’humour pour évoquer une passion qui remonte à l’enfance. La jeune femme est la gérante du salon L’Hair du Temps dans la cité cavalière. Cette Lunévilloise d’origine a grandi au pied du château des lumières. Elle débute dans le métier de coiffeuse par un apprentissage de trois ans. CAP puis BP en poche, elle travaille durant dix-sept ans dans plusieurs salons, y parfait son expérience et n’hésite jamais à passer des formations. À ce propos, elle affirme : «C’est un métier de création. Il faut sans cesse se remettre en question et parfois surprendre sa clientèle.» Un licenciement lui permet de concrétiser son désir d’indépendance. Marjorie Hernandez n’a pas été étonnée plus que cela de la suite de son évolution : «J’ai toujours voulu être à mon compte. Après la naissance de ma fille, je me suis lancée. J’avais depuis bien longtemps le concept en tête. Les conseils de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Meurthe-et-Moselle ont été prépondérants.» La philosophie de son futur salon se résume si bien dans la dénomination qu’elle trouve à son enseigne : L’Hair du Temps. Le lieu se veut chaleureux et agrémenté d’un esthétisme certain. Il faudra dix-huit mois, «dont neuf mois de tracasseries administratives», ajoute t-elle, pour que le salon ouvre en août 2012. Le local est situé rue d’Alsace, non loin de la gare. Il appartenait précédemment aux arrière-grands-parents de Marjorie Hernandez.

Un original espace enfants

La décoration est volontairement moderne : coloris muraux aux tons enveloppants, mur à eau, lumière tamisée qui confère un cachet intimiste, un mobilier mûrement pensé et disposé avec goût, à l’image de ces grands miroirs. La famille a mis la main à la tâche : effet réussi. Marjorie Hernandez a bien entendu apporté sa touche personnelle : accessibilité au public ayant des difficultés de mobilité, espace enfants qui est vraiment une curiosité, vitrine qu’elle bichonne et change tous les mois. Entendre Marjorie Hernandez parler de son métier artisanal, c’est écouter les mots d’une militante de la coiffure et de l’esthétique. D’ailleurs, tant dans la partie visagiste que celle attenant au maquillage, elle ne se défait jamais de sa patine de proximité, alliant professionnalisme et perfectionnisme : «Une femme qui est bien coiffée se sent plus belle mais gagne aussi de la confiance. Le relooking comme l’entretien journalier sont essentiels dans le monde du travail ou quand on cherche un emploi. J’essaie de faire en sorte que chacune se sente unique !» Chacune et chacun, car la gent masculine se fait chouchouter également. Et la recette fonctionne. La clientèle de l’Hair du Temps est plutôt jeune et urbaine, résidant sur l’agglomération lunévilloise. Son expérience, Marjorie Hernandez la transmet aux jeunes. Depuis 2012, elle a accueilli trois apprenties. Elle travaille en binôme avec Delphine, sa salariée et aime à répéter : «Pour faire ce métier, il faut être passionnée. Ce n’est pas facile physiquement et cela demande de la rigueur. En échange, ce sont des liens noués avec les personnes dont on s’occupe et une diversité créative motivante.» Le 19 décembre dernier, le local a accueilli une soirée V.I.P. L’une des nombreuses idées de Marjorie Hernandez pour dynamiser son salon, lequel s’est aussi imposé dans le créneau des coupes de mariages. À son échelle, elle met en valeur une profession qui ne manque pas de charme, quand elle est pratiquée de cette manière si embellissante. Un zeste de chic ne fait jamais de mal.