Consommation

2014, bonne année pour le secteur de l’électroménager

Le secteur de l’électroménager affiche une croissance de 1,4 % pour 2014. Et pour l’avenir, les professionnels espèrent dans les perspectives ouvertes par les objets connectés.

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Le secteur de l’électroménager a enregistré une augmentation de 1,4 % de son chiffre d’affaires l’an passé.
Le secteur de l’électroménager a enregistré une augmentation de 1,4 % de son chiffre d’affaires l’an passé.
Le secteur de l’électroménager a enregistré une augmentation de 1,4 % de son chiffre d’affaires l’an passé.
Le secteur de l’électroménager a enregistré une augmentation de 1,4 % de son chiffre d’affaires l’an passé.

Enfin un secteur qui se porte plutôt bien… Ce 5 février, à Paris, le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d’appareils d’équipement ménager) qui rassemble une cinquantaine d’entreprises, a tiré le bilan d’une année profitable, avec une croissance de 1,4 % du chiffre d’affaires. En 2014, ce marché pèse 7,6 milliards d’euros pour 14,5 millions de gros appareils et 43 millions de petits appareils électroménagers vendus. Concernant les premiers, qui représentent une part importante du chiffre d’affaires, «nous sommes sur un marché qui compte un parc stable», rappelle Gilles Bonnin, administrateur du Gifam. Aujourd’hui, en France, les foyers comptent en moyenne environ sept gros appareils. Ce sont pour l’essentiel des produits de marque. Certains d’entre eux, comme le réfrigérateur ou la machine à laver le linge, sont présents dans quasiment tous les foyers. En revanche, d’autres demeurent beaucoup moins, voire très peu répandus, comme le lave-vaisselle, le congélateur, ou encore la cave à vin qui demeure une exception. «Le frein principal n’est pas seulement économique. Souvent il existe un problème de place», commente Gilles Bonnin. Par ailleurs, «Les trois quarts des produits électroménagers se trouvent dans la cuisine. Ce sont des produits dont on se sert régulièrement», ajoute-t-il. Sur le segment des petits électroménagers, le Gifam estime que le parc actuel compte environ 11,5 d’appareils par foyer, soit 311 millions en France. Comme pour les gros appareils, il règne une extrême diversité entre les aspirateurs, présents dans la quasi-totalité des foyers, et d’autres produits, par exemple, dédiés aux soins dentaires, qui représentent un marché «prometteur», explique Gérard Salommez, président du Gifam. Mais dans tous les cas, comme pour le gros électroménager, 87 % de ces produits sont des produits de marque.

Produits «tendance»… bientôt connectés ?

De fait, «les marques ont un poids très important dans nos univers», se réjouit Gérard Salommez. Elles apparaissent comme un gage de qualité aux yeux des consommateurs. Quant au prix moyen des produits, il reste stable. En effet, «chaque année, il y a des innovations avec des prix plus élevés, des nouveautés qui permettent au marché de se régénérer», explique le président du Gifam, évoquant la niche des appareils d’épilation au laser, qui connaissent une forte progression, ou encore la «Kitchen machine» dont le succès se confirme… «On est sur des produits tendance», commente Gérard Salommez. Les pratiques d’achat des consommateurs évoluent, qui mélangent toujours plus le recours à Internet et la visite des boutiques physiques. 90 % des acheteurs ont consulté Internet avant d’acheter un produit d’électroménager, d’après le Gifam. Pour autant, le réseau physique conserve son utilité : par exemple, «le magasin reste le principal point d’achat du petit électroménager», explique Gérard Salommez. Mais les différents circuits de distribution connaissent un succès inégal. Ce sont les grandes surfaces spécialisées qui s’en sortent le mieux, poursuivant leur croissance jusqu’à représenter près de 40 % du chiffre d’affaires pour le gros matériel, d’après l’institut d’études GfK. Les ventes en ligne progressent aussi. En revanche, hypermarchés et petits spécialistes de proximité perdent du terrain, tout comme les cuisinistes. Après cette année 2014 fructueuse, pour l’avenir, le Gifam compte sur la vogue de l’électroménager connecté pour assurer une croissance encore supérieure au secteur. «Il existe de réelles opportunités. Nous allons rentrer dans une nouvelle ère, avec les produits connectés», estime Gilles Bonnin. D’après l’enquête en ligne réalisée pour le compte du Gifam, l’attente des consommateurs est bien là : 44 % d’entre eux souhaitent avoir des produits électroménagers connectés. Les services qu’ils en attendent relèvent majoritairement de dispositifs de diagnostics aidant à l’entretien et à la détection de pannes, ou encore un écran sur le réfrigérateur qui donne des informations sur son contenu, ou des informations générales, comme des recettes de cuisine et la météo. Le pèse-personne qui permettrait de suivre l’évolution de sa masse graisseuse, son taux de diabète et son taux de cholestérol séduit aussi. En revanche, pas grand monde n’est tenté à l’idée de déclencher sa bouilloire depuis son smartphone.