Edito

Ainsi ponts, ponts, ponts…

Au mois de mai fait ce qu’il te plaît ! La maxime bien connue ne s’applique pas qu’à la situation météorologique du moment, c’est une certitude gravée dans le marbre social et surtout cette année. Avec le 1er et le 8 mai déjà passés, le jeudi de l’Ascension qui s’annonce et le Lundi de Pentecôte, […]

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Au mois de mai fait ce qu’il te plaît ! La maxime bien connue ne s’applique pas qu’à la situation météorologique du moment, c’est une certitude gravée dans le marbre social et surtout cette année. Avec le 1er et le 8 mai déjà passés, le jeudi de l’Ascension qui s’annonce et le Lundi de Pentecôte, à la fin du mois le 25 (merci tout de même les fêtes religieuses…). Le mois de mai 2015 affiche seulement dix-sept jours travaillés au calendrier, il faut bien l’avouer c’est loin d’être énorme. Rien de tel pour relancer le traditionnel débat printanier sur les jours fériés et les ponts, voire viaducs pour certains (avec de minutieux calculs en cumulant jours fériés et RTT, certains peuvent reprendre en mi-juin). D’un côté ceux qui réclament la suppression de deux jours fériés purement et simplement, le Medef en tête, arguant leurs effets néfastes sur l’économie et assurant que cette adaptation permettrait la création de milliers d’emplois…à voir ! De l’autre les fervents défenseurs de ces sacro-saints jours qui affirment fort et clair «Touche pas à mes jours fériés !». Ces fameux jours fériés sont d’ailleurs jugés, par bon nombre de psychanalystes comme des pauses absolument nécessaires pour notre équilibre physique et psychologique. On peut leur donner facilement raison sur ce point vue le nombre vertigineux de burn-out enregistré aujourd’hui est loin du simple effet de mode. Reste que l’Entreprise dans tout cela et ses collaborateurs assidus doivent faire face et composer. La question est simple et récurrente chaque année : faire le même travail avec moins de temps et moins d’effectifs. C’est étonnant, mais cela marche toujours…