Edito

Au régime minceur…

La banque américaine Morgan Stanley livre une analyse qui fait réfléchir. Le diabète pourrait causer bien des tracas à la croissance de nombreux pays dans un avenir proche. L’institution bancaire estime que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera parti en fumée chaque année en moyenne à cause du diabète et […]

459

La banque américaine Morgan Stanley livre une analyse qui fait réfléchir. Le diabète pourrait causer bien des tracas à la croissance de nombreux pays dans un avenir proche. L’institution bancaire estime que 0,5 point de croissance du PIB des pays de l’OCDE sera parti en fumée chaque année en moyenne à cause du diabète et de l’obésité. Ce jusqu’en 2035. Soit une perte sèche de 18,2 % de croissance du PIB réel de ces pays sur deux décennies. D’ici à vingt ans, Morgan Stanley en combinant plusieurs facteurs sociologiques et économiques, a dressé le peloton de tête des mauvais élèves en matière d’habitudes alimentaires : le Chili (-33 % de croissance de son PIB), la République Tchèque (-27 %), le Mexique (-24 %), les États-Unis (-23 %). Pas un hasard : tous pâtissent des plus forts taux de diabète et d’obésité. Les nations de l’OCDE les moins impactées devraient être celles d’Asie. Japon et Corée du Sud aux préceptes d’éducation alimentaire frôlant la quasi-exemplarité. Et la France dans tout cela ? Elle est amenée à être l’une des moins pénalisée. La contraction de la croissance de son PIB à l’orée 2035 serait de -12 % : le contexte hexagonal semble nourrir moins de pathologies liées au sucre que dans le reste de l’Europe. Un bon point qui nous rapproche de nos voisins italiens ou suisses. Les Helvètes cultivent une particularité. En dépit d’une importante consommation de sucre par habitant, ils se distinguent par une activité physique plus régulière que dans bien d’autres pays. En somme courir pour maigrir… et pour garder la bonne forme économique.