Restauration

Dans la famille Kruch, je voudrais…

Au Bon Accueil, restaurant gastronomique de renom du côté des bords de Moselle à Richardménil, écrit une nouvelle page de son histoire familiale. L’ancienne ginguette des années vingt aux mains de la famille Kruch depuis les années soixante (celles du siècle dernier) entame un nouveau chapitre et pas des moindres. Avec l’arrivée, le 1er avril, de Romain Kruch comme chef en remplacement de son oncle Patrick, parti à la retraite, la passation de commandes entamée par Philippe Kruch (le frère de Patrick) depuis quelques années avec notamment l’arrivée de sa fille Anne-Sophie dans l’organigramme de l’entreprise, est aujourd’hui effective. Le duo de la fratrie Anne-Sophie et Romain va donc continuer l’aventure en alliant tradition, adaptation et développement. Joli challenge pour cette belle maison où le terroir est roi.

610
Philippe Kruch (à gauche) vient de passer les commandes de la gestion du restaurant Au Bon Accueil à sa fille Anne-Sophie et à son fils, Romain, nouveau chef fraîchement arrivé.
Philippe Kruch (à gauche) vient de passer les commandes de la gestion du restaurant Au Bon Accueil à sa fille Anne-Sophie et à son fils, Romain, nouveau chef fraîchement arrivé.
Philippe Kruch (à gauche) vient de passer les commandes de la gestion du restaurant Au Bon Accueil à sa fille Anne-Sophie et à son fils, Romain, nouveau chef fraîchement arrivé.
Philippe Kruch (à gauche) vient de passer les commandes de la gestion du restaurant Au Bon Accueil à sa fille Anne-Sophie et à son fils, Romain, nouveau chef fraîchement arrivé.

Vous aimez la généalogie et la cuisine gastronomique, alors l’histoire de la famille Kruch et de son restaurant, Au Bon Accueil, à Richardménil, est faite pour vous. D’un côté Philippe et Patrick Kruch, deux frères qui tiennent l’affaire familiale débutée dans les années soixante aux bords de la Moselle quand leurs père et mère deviennent propriétaires des lieux de cette ancienne ginguette des années vingt. Au fl du temps et des transformations, le restaurant devient un lieu et une table réputés, aujourd’hui quasiment incontournable notamment pour nombre de décideurs, d’institutionnels influents et de chefs d’entreprise en provenance des zones d’affaires de l’agglomération sud nancéienne. Un restaurant gastronomique régional, au ticket moyen de cinquante euros, au sens noble du terme tout comme les produits de l’assiette (foie gras, escargots en passant par le bœuf et le ris de veau). Reste que le temps passe et s’égrène de la même façon pour tout le monde, la préparation de la transmission de l’entreprise par les deux frères (une transmission réussie car préparée et adaptée) germe rapidement dans la tête de Philippe Kruch.

Transmission anticipée

«Il était nécessaire de penser à anticiper la transmission histoire de ne pas perdre de temps et surtout de le mettre à profit», assure le restaurateur. En 2012, sa fille Anne-Sophie rejoint l’organigramme familiale et la gestion du restaurant qu’elle connaît comme sa poche pour y avoir baigné dès sa plus tendre enfance. Elle commence, pas à pas, à adapter l’établissement à l’air du temps et aux tendances sociétales tout en gardant l’essence même et l’âme de l’établissement. «Nous avons aujourd’hui une nouvelle typologie de clientèle, plus jeune, à capter, mais il faut préserver notre clientèle habituelle tout en mêlant les besoins des différentes générations», affirmait déjà Anne-Sophie Kruch dans nos colonnes en novembre 2012. Avec l’arrivée effective aujourd’hui (depuis le 1er avril dernier) de son frère Romain, le duo frère et sœur, est officiellement aujourd’hui aux commandes de l’établissement même si Philippe Kruch est toujours à la tête de la holding familiale avec la grande majorité des parts. Avec son titre de baroudeur de la gastronomie dans de belles maisons de renom, Romain, diplômé de l’école hôtelière Stanislas entend bien : «mettre à profit mes expériences acquises pour proposer une structure de l’assiette optimale en tenant compte des évolutions culinaires à l’image de la cuisson à basse température ou encore une recherche poussée sur les jus d’accompagnement.» Au final, ce n’est pas un renouveau et encore moins une révolution (comme certains auraient pu le penser) qui s’opèrent Au Bon Accueil mais juste une évolution et une adaptation dans le sens de la tradition familiale.