Sprechen Sie Deutsch… (*)

L’Allemagne, les Allemands…si proches mais soudainement de plus en plus lointains non pas au cœur de notre Lorraine (quoique ?) mais dans les strates étatiques nationales et dans les prises de position parfois virulentes de certains penseurs politiques. La réforme du collège annoncée par Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation, semble mettre tout simplement au […]

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L’Allemagne, les Allemands…si proches mais soudainement de plus en plus lointains non pas au cœur de notre Lorraine (quoique ?) mais dans les strates étatiques nationales et dans les prises de position parfois virulentes de certains penseurs politiques. La réforme du collège annoncée par Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation, semble mettre tout simplement au coin l’apprentissage de la langue de Goethe chez nos chères têtes blondes sous une pseudo volonté de lutter contre les élitismes soi-disant matérialisés par les classes bilangues et européennes. Coup dur pour la «Stratégie Allemagne» développée par la Région Lorraine, notamment, avec nos voisins et partenaires économiques sarrois. La mobilisation générale des différents exécutifs départementaux et pouvoirs politiques locaux pourraient changer la donne. Pas si sûr, car l’impression d’une stigmatisation de la voisine allemande apparaît bien palpable. Le tir à vue opéré par Jean-Luc Mélenchon dans son dernier ouvrage «Le Hareng de Bismarck (le poison allemand)» paru chez Plon il y a quelques jours du système Merkel et non de l’Allemagne et des Allemands, faut-il tout de même le préciser, n’est pas pour arranger les choses. Le principal partenaire économique de la Lorraine est aujourd’hui montré du doigt, accusé de bon nombre de maux européens, c’est à en perdre son latin. Un latin qui se perd de plus en plus d’ailleurs car voué quasiment aux oubliettes de l’enseignement. Nos cousins germains n’ont plus qu’aller se faire voir chez les Grecs (pas sûr qu’ils y soient bien accueillis et ils y trouveront sûrement langue morte). Ce brouhaha teuton pourrait rendre les relations franco-allemandes encore un peu plus tendues. Ce qui serait franchement dommageable pour la région…

(*) : parlez-vous allemand !