CCI Lorraine: Une régionalisation qui fait du bruit

La régionalisation des Chambres de commerce et d’industrie de Lorraine est loin d’être une mince affaire et elle commence même à frôler la cacophonie. Avec l’annonce par la CCI de la Meuse d’un rapprochement souhaité avec sa consœur de la Haute-Marne, c’est toute la logique lorraine qui est ébranlée à en croire Paul Arker, le président de la CCI Lorraine.

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«Ma mission n’est pas de favoriser la dispersion et la cacophonie», assure Paul Arker, le président de la CCI Lorraine.
«Ma mission n’est pas de favoriser la dispersion et la cacophonie», assure Paul Arker, le président de la CCI Lorraine.
«Ma mission n’est pas de favoriser la dispersion et la cacophonie», assure Paul Arker, le président de la CCI Lorraine.
«Ma mission n’est pas de favoriser la dispersion et la cacophonie», assure Paul Arker, le président de la CCI Lorraine.

Le bureau régional du 18 septembre de la CCI Lorraine a dû être mouvementé (à l’heure où nous bouclons ce numéro, cette réunion n’a pas encore eu lieu). Pour sûr ! Depuis l’annonce faite par la CCI de la Meuse, via son président Michel Jubert (notamment dans notre n° 1720 du 17 août) de fusionner à l’horizon 2017 avec sa consœur de la Haute- Marne, c’est toute la planète CCI Lorraine qui est en pleine révolution.

Intérêt général…

«Cette idée de fusion interdépartementale est encore embryonnaire puisque les deux structures ne savent encore pas où situer leur siège, leur organisation, budget, missions ou même leur nom. En tout état de cause, c’est l’Assemblée générale de la CCI Lorraine seule (et par parallélisme des formes celle de CCI Champagne-Ardenne) qui peut avaliser ce projet de fusion. Et une majorité des deux tiers devrait être trouvée pour l’entériner», assure Paul Arker, le président de la CCI Lorraine dans un communiqué daté du 11 septembre. Pas sûr que Michel Jubert l’entende de cette façon. Reste qu’à l’heure de la région Acal (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine), c’est surtout la dimension CCI Acal qui va primer dans peu de temps. Nos voisins alsaciens, avec leur CCI unique, apparaissent bien en avance tandis qu’au niveau lorrain on a l’impression qu’une guerre de tranchées est en train de s’installer. Gageons que l’intérêt général l’emportera pour le bien des entreprises du territoire.