Buralistes

Les carottes de la colère…

Mobilisation nationale le 8 septembre pour les buralistes à quelques jours de l’examen par le Sénat de la future loi de Santé qui pourrait voir l’instauration du paquet dit neutre. En Meurthe-et-Moselle, les troupes de la chambre syndicale des buralistes ont gentiment déposé des cagettes de carottes (en référence au symbole identifiant les bureaux de tabac) devant la permanence de la députée Chaynesse Khirouni à Nancy. En attendant d’autres actions sans doute plus musclées si rien ne bouge.

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Opération «dépôt de carottes» de la part des buralistes de Meurthe-et-Moselle le 8 septembre à Nancy.
Opération «dépôt de carottes» de la part des buralistes de Meurthe-et-Moselle le 8 septembre à Nancy.
Opération «dépôt de carottes» de la part des buralistes de Meurthe-et-Moselle le 8 septembre à Nancy.
Opération «dépôt de carottes» de la part des buralistes de Meurthe-et-Moselle le 8 septembre à Nancy.

Radars automatiques de nouveau gentiment neutralisés dans la nuit du 7 au 8 septembre (à l’instar d’une première opération menée au début de l’été), et défilé pétaradant à Nancy avec dépôt de cagettes de carottes au 15 rue Sainte-Catherine devant la permanence de la députée Chaynesse Khirouni le 8 septembre lors de la journée de mobilisation nationale des buralistes contre l’arrivée du paquet neutre (prévue en mai 2016) et du possible passage du prix du paquet de cigarettes à 10 euros.

Boutique des horreurs

«C’est surtout le fait que Marisol Touraine, la ministre de la Santé, veut aller beaucoup plus loin que les autres pays européens. Elle veut instaurer un paquet plus que repoussant et complètement trash», assure Hervé Garnier, le président de la chambre syndicale des buralistes de Meurthe-et-Moselle. Ce paquet trash, aux vocations repoussantes, «donnerait à nos linéaires un décor de boutiques des horreurs.» Le buraliste dombaslois avait d’ailleurs organisé une opération fin août dans son magasin. «Nous ne sommes contre la prévention, au contraire nous sommes prêts à y participer, mais pas de cette façon.» Reste à attendre le retour de la loi Santé à l’Assemblée nationale dans quelques semaines. «Si rien ne bouge, il est certain que nous continuerons nos actions.» Et sûrement beaucoup moins bon enfant…