Bâtiment

Capeb 54 : cap sur les priorités…

La Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) de Meurthe-et-Moselle vient de tenir son assemblée générale le 13 novembre au Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle à Nancy. L’occasion pour Pascal Pinelli, son président, de mettre en avant les six leviers prioritaires pour permettre la relance réelle du secteur.

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«Dans certains secteurs, on enregistre un retour d’activité mais pas encore de rentabilité», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb de Meurthe-et-Moselle.
«Dans certains secteurs, on enregistre un retour d’activité mais pas encore de rentabilité», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb de Meurthe-et-Moselle.
«Dans certains secteurs, on enregistre un retour d’activité mais pas encore de rentabilité», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb de Meurthe-et-Moselle.
«Dans certains secteurs, on enregistre un retour d’activité mais pas encore de rentabilité», assure Pascal Pinelli, le président de la Capeb de Meurthe-et-Moselle.

«Dans certains domaines, il existe un retour d’activité mais pas encore de rentabilité.» Pascal Pinelli, le président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb) de Meurthe-et-Moselle n’est pas du genre à se voiler la face. «Dans la situation économique du moment, le bâtiment est le premier touché et plus particulièrement les artisans. Un vrai ras-le-bol est présent et bon nombre d’artisans sont excédés car ils ont vraiment l’impression de ne pas être écoutés.» La phrase fait mouche à l’occasion de l’assemblée générale de la confédération meurthe-et-mosellane, organisée cette année le 13 novembre dernier dans les locaux du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle à Nancy. En ligne de mire l’État et le gouvernement même si les choses commencent à évoluer, notamment, en termes d’annonces et de mesures à l’image de l’élargissement du PTZ (prêt à taux zéro) annoncé par François Hollande, le président de la République, lors de sa venue fin octobre dans ses mêmes lieux nancéiens.

Inquiétudes sur le projet Noé

«C’est un signe positif», assure Pascal Pinelli (voir encadré). Il n’en demeure pas moins que cela apparaît loin d’être suffisant pour redonner le moral aux artisans du bâtiment désabusés, surtout que le projet de loi Noé (Nouvelles opportunités économiques) du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, provoque déjà certaines inquiétudes. «Ce projet de loi ne doit pas niveler le secteur artisanal du bâtiment par le bas de l’échelle. Alors que le gouvernement soutient la montée en puissance des structures artisanales, notamment, dans le cadre de l’éco-construction et l’éco-rénovation, il ne faudrait pas qu’un signal contradictoire soit lancé aujourd’hui par la réduction du niveau de qualification requis pour s’installer comme artisan.» Histoire de peser dans le projet de loi Macron 2, la Capeb met en avant plusieurs priorités : Le maintien du crédit d’impôt pour la transition énergétique «qui rencontre un certain succès auprès des particuliers et commence à produire ses effets». L’optimisation du PTZ «tout en conservant le plafond de 30 000 euros». Le soutien à la recommandation de la mission parlementaire sur la BPI (Banque publique d’investissement) «pour enfin distribuer réellement et directement des prêts aux TPE». L’organisation d’assises consacrées aux problèmes de trésorerie des TPE. La mise en place d’un plan d’action fort pour lutter contre la concurrence illégale et améliorer l’accès des TPE dans les marchés publics. Reste à savoir si les pistes fournies seront réellement prises en compte…