Mif Expo

La très large bannière «Made in France» attire le public

L’affluence au salon Mif expo, consacré au «Made in France», début novembre à Paris, confirme l’intérêt du public pour cette thématique. Sous cette très large bannière, cohabitent des entreprises aux origines régionales et aux démarches très diverses, de la plus traditionnelle à la plus innovante.

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Le «Made in France», le vrai, une valeur recherchée comme l’a prouvé le dernier salon parisien Mif Expo.
Le «Made in France», le vrai, une valeur recherchée comme l’a prouvé le dernier salon parisien Mif Expo.
Le «Made in France», le vrai, une valeur recherchée comme l’a prouvé le dernier salon parisien Mif Expo.
Le «Made in France», le vrai, une valeur recherchée comme l’a prouvé le dernier salon parisien Mif Expo.

Dégustation de jus de pomme chaud, aux épices d’hiver… «Nous sommes en train de nous faire connaître et ce salon nous permet d’être en contact avec les consommateurs. Et puis, la démarche «Made in France», forcément, cela nous parlait…» témoigne Timothée Lecoq, fondateur normand de Le Coq toqué, toute jeune marque de jus de pomme aromatisés, sur son stand du salon Mif expo, «Made in France», qui s’est tenu les 6, 7 et 8 novembre à Paris, pour sa quatrième édition. L’événement suscite l’intérêt. Dans les allées, se pressent consommateurs à la recherche de cadeaux de Noël, professionnels qui tentent de nouer des contacts et classes de lycéens en visite. Dans les stands, 400 exposants, d’après l’organisateur. Il y a quatre ans, lors de la première édition du salon, ils étaient 80. Par ailleurs, l’événement, en réunissant les entreprises qui se prévalent de produire en France, met en lumière la diversité de leurs provenances géographiques et les démarches adoptées par ces entreprises. Les stands voisins du Coq Toqué, par exemple, sont occupés par Sassy, un producteur de cidre sans gluten, ou encore Ah La Vache, producteur de viandes. Tous ces entrepreneurs ont fait route depuis la Normandie. En revanche, les stands d’une vingtaine d’entreprises de la région Poitou-Charentes se sont réunies sous l’égide de la région et la CCI : «Industrie, innovation créativité». Une bannière suffisamment large pour abriter la marque Aigle, maître caoutchoutier qui existe depuis 1853, et une vaste gamme d’entreprises spécialisées dans les produits gastronomiques, du miel aux fromages de chèvre, en passant par des chocolats bio équitables, avec La Cabosse enchantée, une entreprise née en 2009. À côté, une autre entreprise créée en 2005 : Plim, qui produit des protections intimes féminines inspirées de la culture amérindienne. Avec le Poitou-Charentes, d’autres régions se sont organisées, huit pavillons régionaux sont présents. Celui du Doubs central, par exemple, met l’accent sur les métiers de la filière bois, présentant le travail de menuisiers, d’ébénistes et de spécialistes du cartonnage.

Chacun réalise son «Made in France»…

Le salon offre également une panoramique sur la variété des démarches des entreprises qui se prévalent du «Made in France». On y trouve l’artisanat avec, la fromagerie de la Durance, qui fabrique, affine ses produits sur place et fait connaître son savoir-faire avec l’organisation de visites pédagogiques sur son terroir de production. Ou encore, des entreprises industrielles à l’image d’un industriel du meuble, Gautier (140 millions de chiffre d’affaires), implantée en Vendée depuis les années 60. Parallèlement, de nombreuses entreprises donnent corps à un «Made in France» nouveau, en initiant des démarches particulières. Dans le financement, par exemple, avec 1083, producteur de jeans fabriqués en France, qui a eu recours à la plateforme de crowdfunding, Ulule, pour démarrer son projet, en 2012. Ah La Vache, éleveur qui commercialise ses viandes, s’est lancé dans un circuit commercial direct. L’entreprise normande livre elle même ses clients, souvent situés en Île de-France. Autre type de démarche : Les vêtements O’Féline, aux matériaux «100 % français», promet la marque, sont réalisés par une vingtaine de couturières indépendantes. Lorsque les vêtements sont achetés en ligne, leur réalisation est confiée aux couturières les plus proches du lieu de livraison. Comme un retour à un «Made in France» version XIXe siècle, à l’ère proto-industrielle.