Edito:

Le calvaire de la peur…

L’homme est inhumain ! Les actes terroristes du 13 novembre à Paris le confirment. Plusieurs jours après ce «Vendredi Noir», la France semble encore figée…mais pas fissurée. Quoi de plus normal face à l’abject, à l’ignominie suprême ponctuée d’une lâcheté exemplaire. 129 morts et une cohorte de blessés dans des lieux de vie et de […]

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L’homme est inhumain ! Les actes terroristes du 13 novembre à Paris le confirment. Plusieurs jours après ce «Vendredi Noir», la France semble encore figée…mais pas fissurée. Quoi de plus normal face à l’abject, à l’ignominie suprême ponctuée d’une lâcheté exemplaire. 129 morts et une cohorte de blessés dans des lieux de vie et de joie. Des vies arrachées, des fratries décimées, des familles détruites et le peuple entier de France sous le choc face à l’horreur. Une horreur orchestrée par une poignée de «fous de Dieu» aux cerveaux asservis à la haine et à une idéologie du chaos. Même pas peur…facile à dire quand le terme Guerre prend aujourd’hui son sens premier ! L’état d’urgence est déclaré, bon nombre de manifestations et colloques ont été annulés ou reportés en terres lorraines, sécurité et sagesse obligent. La peur, elle est là quoi que l’on dise, bien palpable malgré tout. Ceux qui déclarent ne pas avoir peur se gargarisent de certitudes désuètes, ils sont tout simplement inconscients. Continuer à vivre, oui, naturellement, mais plus comme avant. La peur peut être source de prudence et s’avérer être une alliée si elle est maîtrisée, canalisée. «Pour la population française, il va falloir faire preuve de courage et probablement s’habituer au pire», assurent certains spécialistes des mouvements radicaux. Fatalistes ces experts ? Pas si sûr ! Le sang-froid et le civisme se veulent aujourd’hui de mise. Deux mots forts de sens mais difficiles à mettre réellement en pratique sauf si l’unité face à la barbarie est bien réelle et non simplement saupoudrée. La sphère entrepreneuriale n’échappe pas à cette règle de cohésion. Elle se doit, encore plus aujourd’hui, de la mettre en pratique comme il est demandé à chacun d’entre nous.