Edito

Numériquement vôtre…

Chaque secteur d’activité à sa Mecque, son temple, sa «place to be» comme disent les branchés et les addicts de la connexion permanente. C’est à Las Vegas que les adeptes du moteur économique du Numérique se retrouvent chaque année au CES (Consumer Electronics Show) et ce depuis 1998. Près de quatre mille exposants, vingt mille […]

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Chaque secteur d’activité à sa Mecque, son temple, sa «place to be» comme disent les branchés et les addicts de la connexion permanente. C’est à Las Vegas que les adeptes du moteur économique du Numérique se retrouvent chaque année au CES (Consumer Electronics Show) et ce depuis 1998. Près de quatre mille exposants, vingt mille mètres carrés de surface et pas loin de la même quantité de visiteurs en provenance du monde entier. Deux cents pépites de la French Tech, menées notamment par Emmanuel Macron, le ministre de l’Économie, étaient présentes la semaine dernière à ce salon mondial de la high-tech dont parmi eux quelques Lorrains, histoire de démontrer que le label LorNtech est loin d’être un leurre. Les objets connectés y étaient les rois de la fête et dans ce domaine le made in France n’a pas à rougir et a de quoi s’imposer dans la compétition internationale du fait de la grande créativité de ses entrepreneurs et ingénieurs. La révolution numérique est en cours ! Partout, il est impossible de ne pas la vivre mais surtout il faut à tout prix éviter de la subir. Indispensable de l’accepter, de se l’accaparer histoire de réellement en bénéficier. «Le numérique rapproche les hommes et leur donne tout autant d’occasions de s’aimer que de se haïr», notent les journalistes Sandrine Cassini et Philippe Escande dans leur récent ouvrage «Bienvenue dans le capitalisme 3.0» (édition Albin Michel). Le numérique n’est qu’une nouvelle évolution de l’activité humaine et par extension économique comme en leurs temps l’imprimerie ou encore la machine à vapeur. Une évolution aux multiples paradoxes, il reste juste à vivre avec : «d’ailleurs a-t-on vraiment le choix ?» Vous me direz : «On a toujours le choix !»