Edito

La terre leur est tombée sur la tête…

Le salon international de l’agriculture aura un goût amer cette année encore. Une odeur âpre et irritante de relent de lisier un soir d’été caniculaire et de pneus brûlés. La plus grande ferme de France ouvrira ses portes du 27 février au 6 mars du côté de la Porte de Versailles à Paris. Il est fort à parier que la transhumance annuelle des hommes politiques, portée par des aspirations partisanes à un peu plus d’un an de l’élection présidentielle, sera d’importance. La colère, le désarroi et la détresse des gens de la terre seront récupérés comme autant d’étendards revendicatifs pour justifier le défilé des tracteurs et le déversement de fumier dans les rues de nos villes ou devant les centres de la grande distribution. La vitrine de nos terroirs pourra briller de mille feux à grands renforts de concours agricoles et émerveiller les badauds urbains (solidaires d’un jour à la cause paysanne), elle ne sera que le pâle reflet d’une situation triste à pleurer et d’un secteur sinistré. Les maux sont pourtant connus et identifiés. Les agriculteurs sont les victimes non pas d’une crise conjoncturelle mais structurelle. Les terres sont exploitées à outrance. Ils ont pourtant suivi les directives à la lettre : augmenter la production au détriment de la qualité. Il fallait à tout prix s’agrandir, se mécaniser, donc investir, emprunter, s’endetter pour y parvenir dans l’espoir de voir ses efforts récompensés et ainsi pouvoir exporter. Au final, c’est l’importation des proches pays voisins qui tuent les agriculteurs de l’Hexagone à grands coups de «moins-disants» tarifaires devenus la règle des marchés. Nos campagnes sont à l’agonie…et tous les regards son aujourd’hui tournés vers ce grand rendez-vous parisien des prochains jours. Il serait peut-être temps d’ôter nos œillères !27 % C’est le pourcentage de Français qui déclarent réaliser plus de quinze heures supplémentaires en moyenne par semaine. Ce résultat, tiré d’une enquête du groupe Regus (premier fournisseur mondial d’espaces de travail) tord le cou à certaines idées reçues sur les salariés français lorsqu’on apprend dans cette étude qu’ils sont, au niveau mondial, à peine 14 % à faire plus de 15 heures supplémentaires et que la plupart en effectuent entre deux et quatre. «Les travailleurs français sont bel et bien les premiers à déclarer l’équivalent de près de sept jours de travail par semaine», assure Christophe Burckart, le directeur général de Regus France. Pas si fainéants les Français en fait…

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Laurent Cagniat
Laurent Cagniat
Laurent Cagniat
Laurent Cagniat

27 %

C’est le pourcentage de Français qui déclarent réaliser plus de quinze heures supplémentaires en moyenne par semaine. Ce résultat, tiré d’une enquête du groupe Regus (premier fournisseur mondial d’espaces de travail) tord le cou à certaines idées reçues sur les salariés français lorsqu’on apprend dans cette étude qu’ils sont, au niveau mondial, à peine 14 % à faire plus de 15 heures supplémentaires et que la plupart en effectuent entre deux et quatre. «Les travailleurs français sont bel et bien les premiers à déclarer l’équivalent de près de sept jours de travail par semaine», assure Christophe Burckart, le directeur général de Regus France. Pas si fainéants les Français en fait…