Edito

Rien à foot…

L’ASNL monte en Ligue 1 (cocorico régional) et le FC Metz a toutes les chances de faire de même (à l’heure où ces lignes sont écrites, rien n’est encore fait mais on croise les doigts) ! Euphorie et joie sont palpables dans la région du fait de retrouver l’élite footballistique malgré certaines mauvaises langues plus […]

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L’ASNL monte en Ligue 1 (cocorico régional) et le FC Metz a toutes les chances de faire de même (à l’heure où ces lignes sont écrites, rien n’est encore fait mais on croise les doigts) ! Euphorie et joie sont palpables dans la région du fait de retrouver l’élite footballistique malgré certaines mauvaises langues plus enclines à critiquer qu’à réellement savourer ces moments de liesse populaire et d’affection réelle pour un maillot et des couleurs. Ce retour parmi l’élite fait déjà briller les yeux de certains pensant déjà à toutes les retombées économiques attendues liées au business florissant du ballon rond. Cela c’est le côté pile du sport toujours le plus populaire dans l’Hexagone, mêlant joie communicative des supporters et intérêt augmenté d’une région en termes d’attractivité. Le côté obscur n’est jamais loin. En Lorraine, depuis quelques jours, il a un goût particulier et amer. Michel Platini, «notre» Michel, l’enfant du pays de Jœuf, l’as du coup franc savamment travaillé les matins brumeux d’automne au centre d’entraînement de la forêt de Haye avec un Jean-Michel Moutier dans les cages aux heures de gloire de l’ASNL au siècle dernier, est mis hors-jeu du terrain footballistique mondial pour une affaire de gros sous. L’avenir le dira réellement mais la réalité du présent est pesante, cinglante, assommante. La planète Foot, dans son ensemble, vit une époque trouble où les faces de moins en moins cachées (et c’est tant mieux) risquent fort d’être dommageables pour les terres de France en termes d’image à quelques semaines de l’ouverture de l’Euro 2016. Au moins, les Chardons Lorrains montent en Ligue 1, c’est déjà ça… et c’est déjà beaucoup, mais pas suffisant pour redorer le blason d’un sport qui sous bien des aspects a perdu bon nombre de ses valeurs. Pas étonnant que beaucoup semblent en avoir plus «rien à foot»…

emmanuel.varrier