Initiative Meuse

Des projets solides soutenus

L’assemblée générale de la plateforme Initiative Meuse a eu lieu fin juin à Bar-le- Duc, dans les locaux de la CCI territoriale de la Meuse. L’occasion pour Michel Jubert, son président, de rappeler l’importance de la proximité dans le soutien des porteurs de projets.

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Michel Jubert, président de Meuse Initiative, entouré de Noémie Choppin, animatrice de la plateforme et Hélène Girard, chargée de la gestion administrative et financière.
Michel Jubert, président de Meuse Initiative, entouré de Noémie Choppin, animatrice de la plateforme et Hélène Girard, chargée de la gestion administrative et financière.
Michel Jubert, président de Meuse Initiative, entouré de Noémie Choppin, animatrice de la plateforme et Hélène Girard, chargée de la gestion administrative et financière.
Michel Jubert, président de Meuse Initiative, entouré de Noémie Choppin, animatrice de la plateforme et Hélène Girard, chargée de la gestion administrative et financière.

«La plateforme Grand Est est née suite à la suppression des trois plateformes régionales Alsace, Lorraine et Champagne-Ardenne, mais on a gardé la proximité et c’est essentiel pour adapter les politiques à nos territoires, tout en conservant une certaine autonomie. On ne peut évidemment pas avoir la même démarche en Alsace et en Meuse.» Que ce soit à la tête de la CCI ou de la plateforme d’initiative locale, Michel Jubert ne change pas de discours et reste cohérent. Ce rendez-vous annuel a aussi permis de délivrer certains messages : «il va falloir se pencher sur le secteur de la restauration car ces métiers devraient être davantage protégés. Or, certains s’installent sans compétence et vont droit dans le mur. C’est bien, car les bistrots en zone rurale ont un lien social fort à jouer, mais attention aux ardoises !» Voilà pour la réflexion sachant que les hôtels, cafés et restaurants (HCR) sont les activités les plus soutenues (28 %) par la plateforme meusienne suivis par les commerces (19 %) et les services aux particuliers (16 %). L’association meusienne n’est pas réputée pour prendre trop de risques… et l’assume, comme le prouve le taux d’acceptation, qui a particulièrement baissé en 2015 avec 77 % contre 85 % deux ans auparavant. Cette réduction s’explique par l’orientation du comité qui a choisi d’être plus exigeant, notamment avec les activités HCR. Et pour cause, 45 % des dossiers HCR (depuis l’origine du fonds) ont été passés en pertes financières. D’où une grande prudence, assumée par Noémie Choppin, l’animatrice et par la réflexion lancée par le président Jubert.

Activités 2015

En 2015, l’activité est restée stable avec 45 projets qui ont été soutenus pour 51 prêts agréés. Derrière ces chiffres, ce sont 100 emplois directs créés ou maintenus dans une économie fragile et un département qui a beaucoup souffert et continue d’ailleurs de souffrir. Le soutien d’Initiative Meuse est essentiel pour de nombreux porteurs de projets avec un effet levier important. Et pour cause, si l’association a accordé 422 500 euros de prêts (prêt d’honneur, prêt Nacre, prêt remarquable et prêt à taux zéro), ils ont aussi contribué à avoir des soutiens bancaires à hauteur de 2 876 000 euros. Ainsi, en 2015, 3 299 000 euros auront été mobilisés dans l’économie du territoire de la plateforme, sachant que pour 1 euro de prêt d’honneur accordé, 8,4 euros de prêts bancaires sont mobilisés. La structure met aussi en avant le taux de pérennité à trois ans des projets soutenus, qui atteint 86 % en Meuse, malgré des activités HCR fragiles. Pour les prochaines années, le conseil d’administration a pris acte des objectifs à la hausse demandés par Initiative France avec des chiffres annoncés : 52 projets engagés en 2016 contre 62 en 2018. Cette hausse concerne évidemment les prêts d’honneur qui devraient passer de 50 en 2016 à 60 en 2018. «Mais dans le contexte actuel, nous tentons avant tout de maintenir notre activité à la stabilité », prévient Noémie Choppin. L’idéal serait donc d’accompagner des projets solides. Il faudra donc «parvenir à capter des dossiers innovants qui existent mais qui ne nous sont pas présentés », estime Michel Jubert.

a.m.