Jochen Legleitner, directeur général de la SaarLB France

«La Lorraine demeure un axe fort de notre stratégie»

À la rentrée, les équipes françaises de la banque sarroise SarrLB, encore basées à Metz, prendront possession de leurs nouveaux locaux à Strasbourg. Un déménagement en Alsace lié à la nouvelle dimension régionale Grand Est qui, d’après Jochen Legleitner le directeur général de la SaarLB, ne modifie en rien pour la France, l’ancrage lorrain de la banque sarroise, bien au contraire.

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«Notre installation à Strasbourg est nécessaire car il est indispensable d’être au plus près des décideurs», assure Jochen Legleitner le directeur général de la SaarLB pour la France
«Notre installation à Strasbourg est nécessaire car il est indispensable d’être au plus près des décideurs», assure Jochen Legleitner le directeur général de la SaarLB pour la France
«Notre installation à Strasbourg est nécessaire car il est indispensable d’être au plus près des décideurs», assure Jochen Legleitner le directeur général de la SaarLB pour la France
«Notre installation à Strasbourg est nécessaire car il est indispensable d’être au plus près des décideurs», assure Jochen Legleitner le directeur général de la SaarLB pour la France

Les Tablettes Lorraines : En septembre, vous allez installer votre succursale française à Strasbourg après plusieurs années passées à Metz. Pourquoi ce déménagement ?
Jochen Legleitner :
Nous devons nous adapter à la nouvelle régionalisation de la France. Il était indispensable d’être au plus près des centres décisionnels et de leurs responsables. C’était donc nécessaire de prendre possession de nouveaux locaux à Strasbourg pour assurer notre ancrage dans cette nouvelle dimension Grand Est de l’Hexagone.

N’y a-t-il pas un risque que la Lorraine pâtisse de cette nouvelle organisation ?
Au contraire, nous allons continuer naturellement à traiter les opérations en Lorraine mais avec cet atout d’être présent au niveau des prises de décision du Grand Est. La Lorraine est une région historique pour nous et c’est là que nous réalisons bon nombre d’opérations, notamment, dans le domaine des énergies renouvelables et du financement des collectivités locales.

L’an passé, la SaarLB a réalisé un résultat IFRS de 50,9 millions d’euros, quelle est la part réelle de vos activités en France ?
Elle représente aujourd’hui 40 % des résultats globaux de la banque. Cela nous positionne réellement comme une banque franco-allemande et les choses devraient continuer à évoluer car nous croyons énormément au potentiel du marché français et encore plus avec cette dimension Grand Est. Cette nouvelle région est pour nous un point très positif.

Notamment du fait de la présence aujourd’hui de l’Alsace ?
Nous travaillons déjà fortement avec la région alsacienne et cela va permettre un renforcement et une consolidation de notre stratégie de développement en France.

Les énergies renouvelables s’affichent, depuis l’origine, comme un de vos fers de lance. Le secteur est-il toujours aussi porteur ?
En France, cela demeure un des principaux moteurs de notre croissance. L’an passé, trois projets de parcs éoliens, soit quinze éoliennes, ont été financés à hauteur d’environ 70 millions d’euros. Deux projets sont situés en Moselle, le troisième dans l’Aube. Globalement, la SaarLB réalise des investissements de 400 millions d’euros par an et soutient le développement dans le domaine de l’énergie solaire et éolienne en s’appuyant sur une expérience et une expertise de plus de dix ans. En 2015, c’est un total de 46 projets dans le domaine des énergies renouvelables qui ont été financés dans l’Hexagone.

Et dans le domaine de l’immobilier ?
Les opérations en France se sont déroulées dans un contexte de concurrence accrue et d’amortissements exceptionnels de leurs clients. L’évolution en France demeure en deçà de nos attentes. Elle a été beaucoup plus favorable en Allemagne. Nous sommes en mesure de proposer aux investisseurs français un accompagnement ciblé sur le marché allemand, ce qui représente un atout majeur dans le Grand Est. C’est la même chose dans le sens Allemagne-France.

La reprise de l’investissement se faitelle ressentir au niveau de vos clients Entreprises ?
Nous le remarquons aussi bien en France qu’en Allemagne. Notre banque s’est développée aussi bien au niveau des produits que de la qualité de la relation. Dans le segment supérieur des moyennes entreprises, nous développons désormais des financements basés sur des prêts garantis par titre de créances (Schuldshein/ EuroPP) que nous lançons prioritairement auprès des banques régionales françaises, en particulier auprès du Groupe des Caisses d’Épargne.