Bilan : le commerce est reparti en 2015

Selon l’Insee, qui a publié, début juillet, le bilan de l’année 2015 pour le commerce en France, la reprise amorcée en 2014 s’est confirmée. Elle profite d’abord au commerce de détail ainsi qu’au commerce et la réparation d’automobiles. L’orientation des prix à la baisse, la hausse des investissements des entreprises et du pouvoir d’achat des […]

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La reprise enregistrée par l’Insee dans le secteur du commerce semble avoir profité au secteur de la réparation automobile.
La reprise enregistrée par l’Insee dans le secteur du commerce semble avoir profité au secteur de la réparation automobile.

Selon l’Insee, qui a publié, début juillet, le bilan de l’année 2015 pour le commerce en France, la reprise amorcée en 2014 s’est confirmée. Elle profite d’abord au commerce de détail ainsi qu’au commerce et la réparation d’automobiles. L’orientation des prix à la baisse, la hausse des investissements des entreprises et du pouvoir d’achat des ménages confortent la croissance du commerce .
La reprise du commerce s’est confirmée en 2015, selon les derniers chiffres de l’Insee qui constatent une accélération de l’activité du secteur. Néanmoins, si les volumes de ventes progressent, les prix sont orientés à la baisse dans la plupart des secteurs, à l’exception de l’automobile. Dans le détail, les ventes du commerce de gros s’élèvent à 723 milliards d’euros en 2015 avec des volumes en hausse de 1,2 %, mais des prix en baisse de 0,9 %. Quant au commerce de détail, les volumes croissent de 1,8 % pour s’établir à 494 milliards d’euros (+ 0,3 %, en valeur). En ce qui concerne le commerce et la réparation automobile, l’Institut de statistique note une véritable embellie dans ce secteur avec des volumes de ventes en hausse de 3,7 % pour s’établir à 110 milliards d’euros, soit une évolution en valeur de + 4,6 %. Le commerce de détail porté par le pouvoir d’achat «Dans le commerce de détail et l’artisanat commercial, les ventes retrouvent une croissance assez vigoureuse en volume en 2015 (+ 1,8 %) comme en 2010 et 2011. Elles profitent de l’amélioration marquée du pouvoir d’achat des ménages. Toutefois, en valeur les ventes sont moins bien orientées (+ 0,3 %)», remarque l’Insee dans sa note. En effet, depuis 2014, les prix des produits non-alimentaires vendus au détail sont orientés à la baisse en raison, notamment, des prix des carburants (- 8,3 %). Les commerces non-alimentaires ont tiré profit du retour des consommateurs avec une accélération des ventes en volume, en particulier pour les magasins d’équipement de la maison, de culture-loisirs, équipements de la personne autres que l’habillement-chaussure. Ce dernier secteur a, en effet, souffert des soldes d’hiver jugées décevantes, après les attentats de janvier 2015, mais aussi de la concurrence accrue des sites de e-commerce. Du côté des commerces à dominante alimentaire, les ventes n’ont progressé que de 0,7 %. Les grandes surfaces alimentaires, qui réalisent les deux tiers des ventes de ces produits, ne tirent quasiment pas parti du regain de la demande des ménages. En 2015, les hypermarchés résistent cependant un peu mieux que les supermarchés, détaille l’Insee, au profit des supérettes et magasins alimentaires spécialisés. Le retour de l’automobile «L’activité du commerce et de la réparation d’automobiles retrouve une croissance vigoureuse (+ 3,7 %), à un rythme proche de celui d’avant-crise» souligne l’Institut, qui attribue cette bonne performance «essentiellement par les ventes du commerce automobile, qui contribuent pour 3,2 points à la croissance d’ensemble du secteur». En effet, les immatriculations de voitures neuves particulières ont bondi de près de 7 %, en moyenne,  avec des consommateurs qui ont privilégié les véhicules de gamme supérieure, en particulier les crossovers et les SUV, analyse l’Insee. Désormais, «ces modèles représentent plus du quart des immatriculations». Enfin, le secteur de l’entretien-réparation des véhicules repart après une baisse continue de l’activité depuis 2009. Les «centres auto» bénéficient du vieillissement du parc automobile français qui atteint 8,7 ans, en 2014, contre 7,3 ans au début des années 2000. Côté emploi, après trois années de recul, les effectifs se sont redressés, en particulier dans le commerce de détail.

alban.le.meur