L’impression 3D pour donner vie à vos idées et concepts

Installée rue Saint-Dizier à Nancy, la société Conceptify fondée par Pierre Henry doit ouvrir ses portes d’ici la mi-septembre.Titulaire d’un BTS et d’une licence en électrotechnique, l’entrepreneur a réalisé pendant près de 6 ans des plans industriels, «essentiellement en 2D» déclare-t-il. Au fil du temps, son rapport au travail a évolué, le gérant voulait s’épanouir […]

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Pierre Henry tenant son logo réalisé par impression 3D.
Pierre Henry tenant son logo réalisé par impression 3D.

Installée rue Saint-Dizier à Nancy, la société Conceptify fondée par Pierre Henry doit ouvrir ses portes d’ici la mi-septembre.Titulaire d’un BTS et d’une licence en électrotechnique, l’entrepreneur a réalisé pendant près de 6 ans des plans industriels, «essentiellement en 2D» déclare-t-il. Au fil du temps, son rapport au travail a évolué, le gérant voulait s’épanouir via le lancement de sa propre activité et par goût du contact humain.

Conceptify, dont le nom symbolise «la matérialisation des idées ou d’un concept dans le réel», indique le gérant, a pour objet de proposer ponctuellement aux particuliers et aux professionnels via des partenariats, la création d’objets ou de pièces par l’intermédiaire d’imprimantes 3D. L’impression 3D «est un phénomène nouveau pour le grand public, l’idée d’une boutique physique permet de voir le produit en fonctionnement» affirme Pierre Henry. La boutique vendra des produits et proposera des formations et ateliers pour «expliquer et faire découvrir l’impression 3D, et les bases de la modélisation 3D» garantit le dirigeant.

Vers une utilisation quasi illimitée

En effet, l’imprimante 3D travaille différents matériaux (métal, bois, caoutchouc, etc.), et favorise la création de pièces personnalisables dans des domaines illimités tels que la restauration, l’industrie, la fabrication d’objets gadgets, des produits d’appels, ou de goodies. Le service dirigé vers les professionnels sera plus spécifique, il servira par exemple aux architectes, afin «de travailler sur la modélisation de leurs maquettes», de support de communication pour les PME (logo, porte-clés), ou par la vente directe d’imprimantes 3D. L’autre objectif pour Conceptify sera de collaborer avec des entreprises d’impressions classiques, tout en leur «vendant du matériel ou en sous-traitant leurs commandes, comme c’est déjà le cas aujourd’hui» ajoute l’entrepreneur. La boutique d’une superficie de 50 m2 disposera d’un espace de vente de 30 m2 où seront disponibles à la vente «diverses pièces et accessoires, des imprimantes 3D semi-professionnels, et des scanners 3D dont le recours peut par exemple ralentir l’obsolescence programmée de certains outils» selon Pierre Henry. La seconde pièce de 12 m2 sera dédiée aux formations, elle pourra accueillir jusqu’à 4 personnes. C’est l’aspect formation que souhaite développer le gérant, même si au début de l’activité, elles ne se tiendront que sur une demi-journée par semaine. Dans un secteur fortement soumis à l’innovation, le gérant suit les évolutions par une veille technologique active. En outre, il participe à divers concours (Entreprendre 2016, ou le concours Blida à Metz où un prix lui a été décerné). Enfin, Conceptify a rejoint le réseau LORn-TECH, dont le label sert à valoriser le numérique français. Pierre Henry travaille seul, il souhaite «pérenniser l’activité dans le temps», et envisage la mise en place d’ateliers de formations supplémentaires sur la personnalisation et la prise en main des logiciels, avant d’éventuellement lancer des ateliers de construction d’imprimantes 3D «pour un meilleur accompagnement des clients» conclut-il.

camille.schaub