Génération Y : les jeunes prêts à investir dans les entreprises

A l’occasion de la tenue du 19e salon Actionaria dédié à l’investissement individuel en entreprise, les 18 et 19 novembre à Paris, les organisateurs publient une étude inédite sur les comportements d’épargne des jeunes de 18 à 35 ans, la fameuse génération Y. L’enquête réalisée, en septembre, pour Actionaria par l’institut de sondage OpinionWay auprès […]

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A l’occasion de la tenue du 19e salon Actionaria dédié à l’investissement individuel en entreprise, les 18 et 19 novembre à Paris, les organisateurs publient une étude inédite sur les comportements d’épargne des jeunes de 18 à 35 ans, la fameuse génération Y.
L’enquête réalisée, en septembre, pour Actionaria par l’institut de sondage OpinionWay auprès d’un échantillon de 1 042 Français majeurs révèle d’abord que la génération Y n’est pas réfractaire à l’investissement en entreprise, avec 77 % d’entre eux qui envisagent d’y recourir. Pour autant, seuls 8 % de cette tranche d’âge ont déjà placé une partie de leur épargne dans une entreprise, contre 14 % des Français dans leur ensemble.

Une génération d’épargnants

Le comportement d’épargne de la nouvelle génération est similaire à celui de leurs aînés avec près de huit jeunes sur dix qui commencent à épargner, dont un tiers avant leurs 18 ans. Pour 38 % d’entre eux, l’élément déclencheur reste l’obtention d’un premier emploi suivi par la volonté de réaliser un projet personnel (16%). Les intentions d’épargne des plus jeunes répondent à un besoin de donner du sens à leurs investissements. Ainsi, l’investissement dans une entreprise est plébiscité par 77 % des jeunes de moins de 35 ans. Dans le détail, 42 % seraient prêts à investir dans leur propre entreprise, 37 % dans celle d’un proche, 35 % dans l’entreprise qui les emploie et 27 % dans une entreprise géographiquement proche d’eux. «La génération Y privilégie l’investissement de proximité», explique l’étude avant de préciser que «ces formes d’investissements en entreprise étant davantage perçues comme utiles à l’économie, citoyenne et, d’un point vue plus personnel, gratifiantes et en adéquation avec leurs valeurs». Dans cette logique de proximité, il n’est pas étonnant que la génération Y soit sensible au financement participatif. Le crowdfunding utilisé par 6 % des jeunes est le second mode d’investissement après l’achat d’actions en bourse (9 %), alors qu’il apparaît en dernière position pour l’ensemble des Français.

Lever les freins

Si l’intention d’investir dans les entreprises est bien présente, seuls 8 % des jeunes osent franchir le pas. Du fait, d’abord, d’une méconnaissance des modalités d’investissement, avec notamment une très faible notoriété (39 %) sur l’offre d’investissement dans un fonds de capital investissement de type FCPI, FIP ou FCPR, contre 70 % de notoriété pour l’achat d’actions en bourse. Ce type d’investissement leur semble, par ailleurs, être le plus rentable alors que le soutien aux start-up, via le capital-risque, apparaît plus risqué. Enfin, l’instabilité fiscale s’affiche comme un frein à l’investissement dans les entreprises pour près d’un jeune sur deux (44 %, contre 53 % pour l’ensemble du public). Ainsi, l’étude préconise de renforcer la pédagogie auprès des jeunes en les informant sur le rôle de l’investissement en entreprise dans le financement de l’économie et d’expliquer les différents types d’investissement en entreprise. Ce, tout en prônant la mise en place d’une fiscalité stable et attractive, afin d’encourager l’investissement en entreprise sur le moyen et le long terme.
alban.le.meur