Le retour du tir aux Pigeons…

Ils sont un peu comme les oiseaux migrateurs, ils reviennent non pas au gré des saisons mais à l’aube des grandes échéances électorales, notamment pour peser de tout leur poids (pas si plume que cela). Ils ? Ce sont les Pigeons, un mouvement de contestation apparu en France en septembre 2012 fédérant en quelques jours, […]

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Ils sont un peu comme les oiseaux migrateurs, ils reviennent non pas au gré des saisons mais à l’aube des grandes échéances électorales, notamment pour peser de tout leur poids (pas si plume que cela). Ils ? Ce sont les Pigeons, un mouvement de contestation apparu en France en septembre 2012 fédérant en quelques jours, via le web, plus de 75 000 entrepreneurs (en grande majorité issus de la sphère du numérique), des auto-entrepreneurs, des créateurs de start-up ou encore des investisseurs remontés à bloc contre l’augmentation des cotisations et des taxations sur les cessions d’entreprises. C’était il y a cinq ans. Un quinquennat plus tard, c’est rebelote balle au centre, ils reviennent toujours en colère mais d’une façon beaucoup plus structurée. Olivier Mathiot, le PDG et cofondateur de Price-Minister (sixième site de commerce électronique le plus visité en France) et coprésident de France Digitale, association qui regroupe aujourd’hui les différents Pigeons, vient de relancer la mobilisation contre le gouvernement via une tribune «Crise de confiance et tir aux pigeons» parue sur le site web de nos confrères du Journal du Dimanche le 20 novembre. Raison de ce retour de la contestation entrepreneuriale version start-up : les différentes mesures législatives prises récemment et jugées comme «de violents tirs de barrage en direction de la maison start-up», comme l’assure l’intéressé. Remise en question du partage des richesses dans les entreprises à savoir la distribution d’actions gratuites aux salariés, le prélèvement social sur une partie de l’économie collaborative ajouté dans le projet de loi Finances 2017, la liste énumérée est longue et les raisons de la colère sont de nouveau nombreuses. À quelques mois de l’échéance de l’élection présidentielle, les Pigeons reforment leur escadrille et entendent bien ne pas être de nouveau les dindons de la farce.

emmanuel.varrier