Cela roule… et ça tousse !

Impair un jour, pair le lendemain, mais à chaque coup c’est tout le monde qui est perdant ou presque. Histoire de lutter contre la pollution atmosphérique les grandes villes ont dégainé la notion de circulation alternée interdisant l’accès de leur centre-ville à certaines plaques d’immatriculation ! Rien de tel en Lorraine mais l’idée pourrait bien […]

Impair un jour, pair le lendemain, mais à chaque coup c’est tout le monde qui est perdant ou presque. Histoire de lutter contre la pollution atmosphérique les grandes villes ont dégainé la notion de circulation alternée interdisant l’accès de leur centre-ville à certaines plaques d’immatriculation ! Rien de tel en Lorraine mais l’idée pourrait bien gagner, et légitimement, certains régulateurs urbains vu le joli foutoir actuel, et ce depuis pas mal de temps des entrées d’agglomérations nancéienne et messine (pour ne citer qu’elles) sans parler des engorgements monstres de l’A31 et de l’A33 (ah, le bonheur de l’accès au Technopôle de Brabois le matin entre 7 h 30 et 9 heures !) À y réfléchir à deux fois le matin à bord de son quatre roues diesel à pot catalytique, mais tout de même polluant, bravant le bitume pour atteindre son lieu de travail et se croyant gentiment téléporté en région parisienne, l’automobiliste lorrain peut avoir des raisons de s’interroger sur les bonnes choses à faire pour tenter de remédier à ce véritable fléau et casse-tête de la circulation. Le fléau devrait continuer car même si tout semble être mis en oeuvre pour l’anéantir, le «tout bagnole» n’est pas près de disparaître. Les parkings de délestage devant, en toute logique, permettre le recours aux transports en commun, sont loin d’être pris d’assaut (hormis certains bien placés). L’idée des pastilles de couleur qui permettraient de différencier les véhicules en fonction de leur niveau d’émission de polluants pourrait également faire son chemin. Reste que la route semble être encore bien longue mais vu que les nuages de particules fines font aujourd’hui partie de notre quotidien météorologique, la seule bonne solution serait tout simplement d’arrêter de respirer. Plus radicale comme solution, tu meurs…

emmanuel.varrier