Un coup à droite, un coup à gauche

Retour à l’ère primaire, en fait des primaires ! Après celle de la droite à la fin de l’année dernière, c’est au tour de celle de la gauche de se tenir en vue du choix d’un candidat unique pour l’élection à la présidentielle de fin avril et début mai. Les 22 et 29 janvier (dates […]

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Retour à l’ère primaire, en fait des primaires ! Après celle de la droite à la fin de l’année dernière, c’est au tour de celle de la gauche de se tenir en vue du choix d’un candidat unique pour l’élection à la présidentielle de fin avril et début mai. Les 22 et 29 janvier (dates du premier et du second tour), les sympathisants de gauche (mais pas seulement car tous les Français inscrits sur les listes électorales peuvent y participer) sont appelés aux urnes. Dans la course, sept candidats (Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Benoît Hamon, Vincent Peillon, Sylvia Pinel, François de Rugy et Jean-Luc Bennahmias) qui font aujourd’hui plutôt image de sept mercenaires en campagne. Un nouvel avant-goût après la primaire de l’autre bord et avant la montée en puissance à venir pour le verdict final de début mai. Face à ce nouveau chapitre de la vie institutionnelle hexagonale, la sphère entrepreneuriale demeure toujours dubitative au sujet des politiques. Pas un scoop que le fossé s’est creusé et ce n’est pas ces quelques mois de campagne qui vont le combler. Dans son Observatoire de l’esprit entrepreneurial, paru en septembre dernier et réalisé par l’institut Odoxa, l’agence de communication CorioLink dévoilait des tendances plus qu’intéressantes. «65 % des Français estiment qu’il faudrait systématiquement nommer un ou plusieurs entrepreneurs au sein de chaque gouvernement» ou encore, et c’est de loin le plus pertinent : «pour 45 % des Français, l’opinion des entrepreneurs est celle qui comptera le plus durant la campagne présidentielle.» Même si cette enquête apparaît, un tant soit peu aiguillée, il semble bien que les entrepreneurs gagnent en crédit auprès de l’opinion public mais ils leur restent encore à s’intégrer et se faire accepter au sein des partis politiques «qui les rejettent souvent par corporatisme», assure Pierre Alibert, le cofondateur de l’agence CorioLink. Les différentes organisations patronales et les autres structures entrepreneuriales commencent à chuchoter à l’oreille des candidats. Certainement que ces derniers les entendront, restera juste à savoir si le futur capitaine du navire France les écoutera réellement…

Emmanuel VARRIER