Demoizelle révolutionne la lingerie féminine

Avec ses défilés hauts en couleur, Victoria’s secret fait les beaux jours de la lingerie fine en ringardisant les marques emblématiques françaises. Le lorrain Brice Trausch entend révolutionner les sous-vêtements féminins tricolores en leur redonnant leurs lettres de noblesse et en redéfinissant le chic & glamour à la française avec sa jeune marque Demoizelle. Les […]

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Brice Trausch, fondateur de Demoizelle, à la collections sur le glamour et l’élégance. confection.
Brice Trausch, fondateur de Demoizelle, à la collections sur le glamour et l’élégance. confection.

Avec ses défilés hauts en couleur, Victoria’s secret fait les beaux jours de la lingerie fine en ringardisant les marques emblématiques françaises. Le lorrain Brice Trausch entend révolutionner les sous-vêtements féminins tricolores en leur redonnant leurs lettres de noblesse et en redéfinissant le chic & glamour à la française avec sa jeune marque Demoizelle.

Les Françaises compteraient parmi les plus belles femmes au monde selon un cliché tenace et éloigné de l’habituel «French bashing». Ces propos élogieux impliquent des responsabilités aux stylistes qui doivent créer des vêtements capables de mettre en valeur la féminité sans tomber dans le vulgaire. Si la réputation de nos grandes maisons de couture n’est plus à faire, il existe un domaine où la France s’est laissée distancer malgré quelques marques bien ancrées dans l’imaginaire collectif : la lingerie de luxe. Diplômé de l’IUT de Metz, d’une licence à l’Université de Preston en Angleterre et d’un master en Business Management à Édimbourg, Brice Trausch s’est construit un profil très international et c’est outre-Manche qu’il a pris conscience du rayonnement de la France sur les produits haut de gamme. «Mes camarades féminines m’expliquaient qu’elles aimaient le style et l’élégance à la française représentés par les grandes marques de luxe mais qu’elles regrettaient de ne pas trouver de lingerie française sur ce segment » précise le dirigeant.

Après une étude de marché, le trentenaire fonde Demoizelle à Saint-Avold en 2013 et lance dans la foulée sa première collection de lingerie avec la volonté de réinventer les codes avec des coupes résolument sensuelles et différentes : «je veux dépoussiérer la lingerie en axant mes collections sur le glamour et l’élégance avec des couleurs sombres. Les pièces s’adressent à des femmes qui assument leur féminité et ont confiance en elles» explique Brice Trausch. Avec la styliste parisienne, Geneviève Eliard, le fondateur de Demoizelle forme un couple complémentaire, l’un apporte des idées et l’autre donne vie aux ensembles à travers de nombreux croquis. La lingerie de luxe ne se contente pas de belles lignes élégantes, le choix des textiles est un élément fondamental dans la conception des pièces en utilisant le savoir-faire français comme la dentelle de Calais et étranger avec de la soie importée : «il faut environ 18 mois de travail pour lancer une collection. Nous avons créé une douzaine de pièces avec des coupes et des jeux de dentelles variées. Les prix vont de 350 à 600 euros pour les sous-vêtements les plus travaillés», précise-t-il.

Une communication 2.0

Pour se faire une place dans l’univers de la lingerie de luxe, Demoizelle mise sur une communication digitale avec les réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram. Si la jeune marque est loin d’atteindre les 50 millions de followers à l’instar de Victoria’s Secret, les réseaux sociaux apparaissent comme un moyen peu coûteux et efficace pour se créer une image de marque auprès d’une clientèle très connectée : «on peut imaginer des campagnes de communication avec des Françaises connues à l’international pour porter notre message ». Avec un succès d’estime de la première collection à New York, l’entrepreneur veut développer la marque sur les marchés internationaux en distribuant ses produits dans des boutiques multimarques avant d’ouvrir ses propres magasins Demoizelle.