Monica Bernabeu sublime l’élégance

D’une passion née de son enfance espagnole, Monica Bernabeu a fait de la couture son métier. La villaroise conçoit des robes de haut standing pour les mariages, les cocktails, le quotidien. Son atelier de création laisse apparaître un style très personnel. Rencontre avec un personnage généreux et à la parole ensoleillée. Sur les hauteurs de […]

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D’une passion née de son enfance espagnole, Monica Bernabeu a fait de la couture son métier. La villaroise conçoit des robes de haut standing pour les mariages, les cocktails, le quotidien. Son atelier de création laisse apparaître un style très personnel. Rencontre avec un personnage généreux et à la parole ensoleillée.

Sur les hauteurs de Villers-lès-Nancy, en arpentant la rue du Fontenat, le regard se porte sur une vitrine jouxtée à un pavillon. Monica Bernabeu, sourire éclatant, y accueille le visiteur. Le lieu se veut volontiers fonctionnel et intimiste. Quelques créations de couture sont accrochées, campant un décorum au zeste de Sissi l’impératrice. L’histoire de Monica Bernabeu ne nous amène pas à celle de la cour d’Autriche mais dans le sud de l’Espagne. Elle grandit dans la bourgade de Xixona. Une enfance déroulée dans la province d’Alicante, bercée de soleil et d’amour. En évoquant ce passé, l’intéressée, de son phrasé chantant, laisse paraître quelque émotion, dévoilant le secret d’une passion : «Ma mère cousait. Je revois ses gestes. Elle avait des doigts de fée. J’en ai été imprégnée toute petite et j’ai commencé à dessiner, à créer des robes pour mes poupées.»

La vie va mener Monica Bernabeu loin de la péninsule Ibérique. À 24 ans, l’amour l’a conduite en France où elle suit celui à qui elle a lié sa destinée, Marcel Artzer, au brillant parcours artistique et musical. Nous sommes en 1991, elle devient huissière au Parlement européen de Strasbourg. Sa mission consiste à préparer l’hémicycle pour la bonne tenue des séances et le travail des députés. La capitale alsacienne sera son quotidien jusqu’en 1995. Monica Bernabeu conte la suite : «Mon époux a été nommé à Nancy comme timbalier à l’Opéra national de Lorraine. J’ai découvert la place Stanislas et j’en ai été émerveillée.»

Une démarche de conseil et de création 

La naissance de sa deuxième fille, les images des doigts de fée de sa maman gravées dans sa mémoire, cette indéfectible envie de donner un sens à la suite de son itinéraire professionnel écrivent de nouvelles lignes : «J’ai passé en candidate libre un BEP métiers de la mode, me suis perfectionnée lors de stages en ateliers, obtenu mon diplôme, poursuivi des études de stylisme conclues avec mention. Dans le même temps, je réalisais des robes pour les spectacles de l’Opéra.»

Monica Bernabeu va au bout de son ambition. Elle ouvre en 2011 son entreprise de création contemporaine. Laquelle a depuis grandi et séduit une clientèle charmée : «Je veux offrir aux femmes des instants de rêve. Pour un mariage, une grande occasion. Sublimer leur beauté en quelque sorte. Mon public est large, des jeunes de 20 ans à des personnes âgées. Chaque robe est unique et sur mesure. Dans ce que j’accomplis, il y a mon goût de la liberté». Monica Bernabeu aime lire les biographies de couturiers qui la captivent. Récemment, elle est retournée aux sources avec un voyage du côté d’Alicante. «Il y a là-bas des magasins de tissus de belle qualité», note-t-elle. Claudia, Aïtana et Pablo ont décidément une maman pas comme les autres.